Eau potable et forages : près de 300 villes veulent un règlement plus sévère

Plus de 100 municipalités limitaient à deux kilomètres... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Plus de 100 municipalités limitaient à deux kilomètres la distance entre une source et un forage lorsqu'en juillet 2014, Québec a réduit cette distance à 500 mètres, à moins qu'une étude hydrogéologique identifie un risque dans un rayon plus large. Le règlement de Québec rend inopérants les textes de loi municipaux.

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Geneviève Gélinas

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Le Soleil

(Gaspé) Un total de 275 municipalités exigent le droit de régir plus sévèrement que Québec la distance entre les sources d'eau potable et les forages gaziers ou pétroliers, une marge fixée à 500 mètres par le gouvernement.

Elles espèrent ainsi mieux protéger leur eau et éviter les poursuites comme celle intentée par Gastem contre Ristigouche-Partie-Sud-Est. Il y a un an, elles étaient 22 municipalités à réclamer cette dérogation au gouvernement. Aujourd'hui, elles sont près du quart des localités québécoises, représentant plus d'un million de personnes. Des localités populeuses comme Terrebonne, Mascouche et Sorel-Tracy se sont jointes à la démarche.

Au départ, «c'étaient de petites municipalités rurales où allaient se passer des forages, mais la sensibilisation a beaucoup augmenté à cause des projets de pipelines et des trains [transportant du pétrole]», estime le juriste Richard Langelier, membre du collectif scientifique qui soutient les municipalités.

Aujourd'hui, les élus municipaux rencontreront à Drummondville les experts du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. «C'est un pas dans la bonne direction, l'ouverture d'un dialogue avec le ministère», dit M. Langelier, qui n'est pas déçu de l'absence du ministre David Heurtel. «Par la suite, les élus risquent de vouloir rencontrer le ministre pour le sensibiliser», dit-il.

Plus de 100 municipalités limitaient à deux kilomètres la distance entre une source et un forage lorsqu'en juillet 2014, Québec a réduit cette distance à 500 mètres, à moins qu'une étude hydrogéologique identifie un risque dans un rayon plus large. Le règlement de Québec rend inopérants les textes de loi municipaux.

Quant à Ristigouche en Gaspésie, Gastem lui réclame 1,5 million $ en dommages et intérêts. Elle reproche à la ville d'avoir adopté un règlement de protection de l'eau potable en mars 2013, alors qu'elle avait obtenu un permis de forer pour des hydrocarbures l'été précédent. Geneviève Gélinas (collaboration spéciale)

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