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Agrandissement du port de Québec: les effets actuels d'abord

Le groupe citoyen Vigilance Port de Québec souhaite... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le groupe citoyen Vigilance Port de Québec souhaite que le fédéral force l'Administration portuaire de Québec à décrire dans le détail les activités en cours dans le périmètre portuaire actuel.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Avant d'évaluer les possibles effets sur l'environnement du projet d'agrandissement du port de Québec, il faut d'abord évaluer les effets environnementaux des activités qui s'y tiennent actuellement, plaide le groupe citoyen Vigilance Port de Québec dans un premier mémoire envoyé à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE).

«Cette évaluation doit considérer non seulement les effets des activités sur la qualité de l'air, mais aussi les effets sur les retombées de poussière qui, en plus de contribuer à la contamination du sol et de l'eau, constituent une nuisance importante pour des milliers de citoyens», écrivent Véronique Lalande et Louis Duchesne, porte-parole de l'Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec et initiateurs d'un recours collectif contre Arrimage Québec et l'Administration portuaire de Québec (APQ).

Le public a jusqu'au 9 septembre pour faire part de ses commentaires sur les lignes directrices proposées par l'ACEE en prévision de la préparation de l'étude d'impact environnemental du projet d'aménagement d'un quai multifonctionnel en eau profonde dans le secteur Beauport. Ces commentaires seront considérés lors de la rédaction des lignes directrices finales que devra impérativement suivre le Port de Québec, promoteur du projet.

Les porte-parole de Vigilance Port de Québec en ont profité pour dénoncer la «contamination environnementale» qui, selon eux, affecte les quartiers avoisinants depuis des décennies. Ils souhaitent que le fédéral force l'APQ à décrire dans le détail les activités en cours dans le périmètre portuaire actuel : mode opératoire pour le transbordement et l'entreposage, nature et quantité des produits manutentionnés, principales sources d'émission de polluants.

L'organisation citoyenne demande également à ce que l'évaluation environnementale du projet d'agrandissement soit transmise à une commission d'examen.

C'est la ministre fédérale de l'Environnement qui peut se prévaloir de cette possibilité prévue dans la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Des commissaires indépendants sont alors nommés afin d'examiner l'étude d'impact environnemental. Des audiences publiques en bonne et due forme sont automatiquement prévues au processus, même si elles ne sont pas exclues quand l'examen se fait par les fonctionnaires de l'ACEE. 

«Les commissions sont formées de personnes impartiales qui ne sont pas en conflit d'intérêts relativement au projet et qui possèdent des connaissances ou de l'expérience se rapportant aux effets environnementaux susceptibles du projet», peut-on lire sur le site de l'ACEE. Leurs membres ont plus de temps pour travailler, soit deux années lieu d'une. À noter que dans les deux cas, le compteur s'arrête quand le promoteur travaille sur son étude ou répond à des questions ou commentaires.

Dans son mémoire, également obtenu par Le Soleil, l'organisme Accès Saint-Laurent Beauport (ASBL) réclame aussi la tenue d'une commission d'examen. 

«Bien qu'un agrandissement portuaire au bout de la péninsule de Beauport fasse partie du Plan d'utilisation des sols du Port déposé en 2001, ce projet s'y trouve en dépit des mémoires déposés et des propos entendus lors des audiences publiques tenues à l'automne 2000», rappellent Daniel Guay, Jean Lacoursière et Georges Cyr, les représentants de l'organisme qui, comme son nom l'indique, militent pour un meilleur accès au fleuve. 

Ils demandent au fédéral de faire la lumière sur les revenus attendus des activités de transbordement projetées, les retombées économiques, les efforts de collaboration - jugés insuffisants - avec les autres ports du Saint-Laurent. 

ASBL s'intéresse beaucoup à la plage de la baie de Beauport. L'organisme veut comparer les taux d'érosion actuels et futurs, mesurer l'impact de la nouvelle configuration des lieux sur la pratique de la voile légère et étudier ses effets sur «la beauté du paysage».

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