TransCanada se fait interdire les explosifs pour sonder le fleuve

La centrale au gaz naturel de TransCanada située... (Photo: François Gervais)

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La centrale au gaz naturel de TransCanada située à Bécancour reprendra du service au besoin lors des périodes de pointe hivernales.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) TransCanada se voit interdite d'utiliser des explosifs pour conduire des sondages sismiques sous le fleuve Saint-Laurent et sous la rivière Batiscan en vue d'y faire passer le pétrole du pipeline Énergie-Est.

Un comité d'experts a été mis sur pied par Québec pour analyser les travaux préliminaires qu'entend réaliser la firme pour un oléoduc devant traverser la province sur 700 kilomètres. Le rapport avance que «seule l'utilisation des canons à air devrait être permise, tant dans la rivière Batiscan que dans le Saint-Laurent».

Le groupe invoque «deux raisons principales. Le potentiel de toxicité et le fait que d'autres techniques d'usage courant seraient plus appropriées d'un point de vue environnemental.

«L'utilisation des explosifs pour des levés sismiques [...] représente un fort potentiel de contamination pour les milieux aquatiques en raison des composés toxiques qu'ils pourraient libérer en cas de non-détonation ou de combustion partielle et même complète».

TransCanada a insisté sur le fait qu'elle se pliera à toutes les recommandations. Son porte-parole Tim Duboyce a ajouté que cela vaut pour l'avis demandant que les «points de tir» des canons à air soient diminués de 5 à 10 fois par rapport au plan initial. La méthode imposée par les scientifiques «permettra de recueillir les données nécessaires» pour franchir des cours d'eau.

Dates limites

Le comité d'experts a aussi décrété que les travaux préliminaires que veut réaliser la compagne devront s'effectuer entre le 1er septembre et le 15 décembre pour la rivière Batiscan. Pour le fleuve, ce sera entre le 15 septembre et le 30 novembre. La protection du saumon, du poulamon et de l'esturgeon est notamment en cause.

TransCanada a été l'objet de critiques virulentes lorsqu'elle a voulu conduire des travaux préliminaires dans le fleuve à la hauteur de Cacouna pour établir un port de transbordement du pétrole. La firme projetait d'utiliser des explosifs pour sonder le sous-sol marin, révèle un document de Pêches et Océans. Elle a cependant été forcée d'abandonner cet emplacement au moment où le béluga a été déclaré «espèce en voie de disparition».

La firme albertaine n'a demandé aucun permis pour passer sous des cours d'eau de la rive sud du Saint-Laurent. Elle doit d'abord décider si elle tentera d'aménager un port pétrolier ailleurs le long du fleuve. Les dirigeants doivent arrêter une décision à la fin de l'automne.

Des «repères rigoureux»

Le rapport a été dévoilé vendredi en fin de journée par le ministre de l'Environnement David Heurtel. Les recommandations formulées donnent au gouvernement «des repères rigoureux pour encadrer l'analyse des demandes de certificat d'autorisation», a-t-il soulevé.

Énergie-Est doit acheminer le pétrole de l'Ouest, dont celui tiré des sables bitumineux, jusqu'au Nouveau-Brunswick, sur une distance de 4600 kilomètres. Le projet nécessite des investissements de 12 milliards $. Selon l'échéancier avancé par TransCanada sa mise en service est prévue pour 2020.

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