Rapport du BAPE sur l'uranium: la controverse se poursuit

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Le chef Ghislain Picard

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La controverse sur l'uranium ne s'est pas éteinte avec la conclusion du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui affirme  qu'il est «contre-indiqué de donner le feu vert à l'exploitation» de ce minerai sur le territoire du Québec.

Quelques jours après le dévoilement du rapport, l'industrie conteste toujours une recommandation qu'endossent écologistes et autochtones.

Mardi, l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a applaudi l'aboutissement auquel est parvenu le BAPE. «L'APNQL déclare un moratoire permanent sur le développement de la filière uranifère et celle des terres rares sur l'ensemble des territoires» de l'Assemblée.

L'interdit s'applique à toute campagne d'exploration ou d'exploitation minière de l'uranium ou des terres rares, à leur concentration, leur raffinage, leur transport ou l'entreposage des déchets. «Nous prendrons toutes les mesures nécessaires et appropriées pour donner effet à cette résolution», a promis le chef Ghislain Picard.

Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement s'est aussi réjoui des conclusions du BAPE. Il s'agit d'un rejet en bloc de la filière en raison «de l'absence d'acceptabilité sociale, des risques pour la santé et pour l'environnement ainsi que la persistance des résidus pendant des milliers d'années».

La veille, l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) a désapprouvé les conclusions de la commission d'enquête. Selon l'AEMQ, le BAPE «s'est considérablement empêtré dans des dérives idéologiques scientifiquement non fondées et abusives. Le BAPE s'est basé sur une approche régressive, soutenue par l'expression de peurs et de croyances, afin de soutenir ses thèses déjà épousées par des membres de la commission.»

L'AEMQ est à couteaux tirés avec le BAPE. Il a écarté le mémoire de l'organisation minière parce qu'elle a refusé de réécrire des parties de son mémoire où, avait dit le Bureau des audiences, «l'organisme portait des jugements de valeur à l'endroit des commissaires, d'autres intervenants et même du processus de consultation». 

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