Feu vert environnemental à Royal Nickel en Abitibi

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Le ministre David Heurtel

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Québec a officiellement accordé le feu vert environnemental aux promoteurs de Royal Nickel, un projet pour aménager en Abitibi la plus grande mine à ciel ouvert du pays. L'opposition ne devrait pas faiblir pour autant.

Le décret a été publié, mercredi. À la fin du mois de juin, le gouvernement a publié un communiqué de presse pour indiquer que la firme torontoise peut aller de l'avant avec le projet.

«Le Ministère exercera un contrôle environnemental régulier et il veillera à ce que Royal Nickel Corporation respecte ses engagements», a alors fait savoir le ministre David Heurtel (Environnement). Son collègue Luc Blanchette (Mines) a vanté la localisation «géographique privilégiée et les infrastructures diverses» entourant le gisement situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d'Amos.

Le certificat d'autorisation mentionne que Royal Nickel pourra extraire par jour 401 000 tonnes de roc contenant du nickel. Il fait état de mesures pour la qualité de l'air et pour surveiller le bruit et les «vibrations du sol [...] à proximité d'habitations» dès que commencera l'aménagement de la mine.

En juin, les autochtones de Pikogan ont soutenu que Québec «n'a toujours pas rempli son obligation de consulter la communauté» algonquine. Le décret signale que le promoteur doit compléter ses plans de mesures d'urgence pour la construction du projet et son exploitation «en concertation» avec les ministères et les municipalités concernées, sans mentionner explicitement les autochtones.

La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine n'a vu rien de neuf dans le certificat. Son porte-parole, Ugo Lapointe, insiste sur le fait que Québec néglige toujours de «s'attaquer au problème des grandes mines à ciel ouvert en milieu habité». Certains citoyens de la petite municipalité de Launey se trouvent à 500 mètres de l'emplacement prévu pour le complexe minier.

Normes dépassées

Pour M. Lapointe, Québec devrait relever les normes environnementales qui sont dépassées. L'environnementaliste soutient que le gouvernement devrait aussi revoir la question de la gestion des résidus miniers.

Mais il entretient aussi des craintes sur les «risques financiers» que peut éventuellement courir le gouvernement du Québec dans l'aventure. «Il nous faudra être très vigilants pour que le gouvernement ne devienne pas la béquille financière de projets miniers boiteux.» Le lancement de Royal Nickel représente un investissement - à trouver - de 3 milliards $.

Ugo Lapointe indique que le Québec compte sur trois projets miniers à ciel ouvert à proximité de résidences, soit la proposition faite d'aménager Mine Arnaud, à Sept-Îles; celle de Royal Nickel; et la mine d'or en exploitation à Malartic. Après cinq ans, malgré les promesses et les efforts de l'entreprise, commente-t-il, le ministère de l'Environnement a donné pas moins de 162 constats d'infraction.

La durée de vie des installations que veut aménager Royal Nickel est estimée à 25 ans. La fosse d'où serait extrait le minerai devrait alors faire cinq kilomètres de longueur. 

Selon Québec, 1300 personnes travailleront à son aménagement; 500 à son exploitation. Le certificat d'autorisation donne 10 ans pour entreprendre les travaux.

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