L'écologie pour attirer de nouveaux résidents à Lévis

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Inauguré en 1976, l'incinérateur de Lévis a été rénové une première fois en 1996, avant de subir une deuxième série de modernisation à partir de 2011, afin que l'endroit respecte les normes environnementales. Entre 20 000 et 25 000 tonnes de déchets y sont brûlés chaque année.

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(Québec) L'administration Lehouillier travaille fort pour accoler les mots vert et écologique à la marque Lévis. On veut séduire et attirer plus de résidents, des jeunes.

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La Ville de Lévis a présenté mercredi un nouvel appareil qui permettra de mieux analyser les rejets après le brûlage des déchets.

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a insisté mercredi sur le fait qu'il voulait que le plan de développement durable de sa ville soit un exemple.

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«Les citoyens de demain, les citoyens de l'avenir, sont à la recherche d'un environnement où on va maintenir un certain équilibre entre le développement et la qualité de vie», a fait valoir le maire Gilles Lehouillier, en marge d'une conférence de presse, mercredi. Il calcule qu'investir dans le vert sera payant pour la voisine de la capitale.

«On veut être très, très, très proactif dans le cadre de notre plan de développement durable», ajoute-t-il. «On l'a fait au niveau des économies d'essence; tous nos gens aux travaux publics sont en train, si ce n'est pas déjà fait, de suivre des cours en écoconduite : arrêter le moteur quand on va au dépanneur, arrêter le moteur quand on prend la pause, etc.» L'objectif est de couper de 15 % le budget carburant.

«Il faut arrêter de se dire : les autres ont des normes qui sont moins sévères. Nous, il faut aller dans des hauts standards au niveau de notre ville. On veut être un exemple.»

On a aussi mis en branle une campagne de communication destinée aux habitants de la cité pour que tous mettent la main à la pâte. Dans la même veine, un programme de sensibilisation a été implanté dans les écoles.

On sait si c'est rentable? «La rentabilité elle vient du fait que plus on va réduire nos gaz à effet de serre, plus on va s'inscrire dans le cadre d'un développement durable, et plus on devient attractif.»

Voilà pourquoi on fait grand bruit autour du recyclage, du compostage, de l'aménagement promis d'une dizaine de grands parcs... On veut être perçu comme un «modèle».

Nouvel appareil

Justement, mercredi, l'administration municipale avait organisé une visite de presse à l'incinérateur de la rue Vulcain pour annoncer l'installation d'un nouvel appareil. Celui-ci permettra d'évaluer en temps réel la teneur en produits toxiques, en gaz à effet de serre, dans la fumée crachée par la cheminée après le brûlage des déchets.

Ce n'est pas nouveau; on analysait déjà les rejets. «Depuis 1998, on mesure en continu les émissions. On ne part pas de zéro», convient Martin Girard, le coordonnateur de l'incinérateur. L'appareil de nouvelle génération donnera cependant une meilleure lecture des contaminants détectés, ce qui permettra d'ajuster le traitement afin de réduire la toxicité.

Et c'est efficace? M. Girard assure que l'incinérateur est performant et qu'il respecte «largement» les normes gouvernementales.

Chaque année, on y brûle entre 20 000 et 25 000 tonnes de déchets. L'excédent doit être enfoui. La Ville de Lévis se vante cependant d'envoyer de moins en moins de poubelles dans la nature. Quelque 57000 tonnes étaient enterrées il y a 10 ans, avance le conseiller municipal Guy Dumoulin. Le recyclage et le compostage auraient permis de baisser rapidement à 38 000tonnes l'an, même si la population a crû de 120000 à 140 000 habitants. «On n'augmente pas, on diminue.»

Des cendres et du métal

L'incinérateur ne fait toutefois pas disparaître toutes les matières résiduelles par magie. À la sortie du four, il reste plus de 6000 tonnes à traiter. On y trouve beaucoup de cendres, bien sûr; celles-ci sont utilisées comme matériau afin de recouvrir les déchets au dépotoir de Saint-Lambert. Il y a aussi bien du métal qui survit à la combustion à 950 °C; on l'envoie chez le recycleur. Puis il y a des centaines de tonnes de cendres volantes qui doivent être traitées en tant que matière dangereuse.

L'incinérateur de Lévis a été inauguré fin 1976. Il a été rénové une première fois en 1996 pour 9,7 millions $ afin de réduire la toxicité de la fumée. Entre 2011 et 2015, il a subi une nouvelle série de modernisation de 7 millions $.

Au fait, le maire Lehouillier compte inviter les citoyens à visiter l'incinérateur. «C'est assez impressionnant. [...] C'est pour conscientiser aussi les gens sur l'importance de continuer à recycler et à composter.»

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