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Québec: un plan d'action pour protéger les sources d'eau potable à l'automne

La santé du lac Saint-Charles inquiète les élus... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La santé du lac Saint-Charles inquiète les élus de la Ville de Québec.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville de Québec s'inquiète pour la santé du lac Saint-Charles, d'où est tirée l'eau bue par une grande partie de la population de Québec. Le maire Régis Labeaume réplique qu'il a un plan pour protéger non seulement le lac, mais toutes les sources d'eau potable de la région de Québec.

Les trois conseillers de l'opposition ont sonné la charge, lund soir, au conseil municipal. Ils ont fait remarquer que l'administration Labeaume a en main une étude de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) sur l'état du lac Saint-Charles. Datée de 2014, elle n'a jamais été rendue publique et est même protégée des regards. 

Le maire avait toutefois promis une contre-expertise ainsi qu'un plan d'action pour le lac Saint-Charles. Ceux-ci ne sont jamais venus, a noté lundi Paul Shoiry, conseiller municipal de Saint-Louis-Sillery, accusant son adversaire de manquer de transparence. «Il n'y a toujours rien qui est fait pour combattre la dégradation», a-t-il déploré.  

Le maire de Québec a répliqué qu'il préparait, avec ses collègues de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), «un vaste plan qu'on va entreprendre à l'automne». «Ça va concerner toute la région, quasiment», a-t-il mentionné. «Il n'y a pas une ville au Québec qui ira aussi loin que nous on le fera.»

M. Labeaume s'est dit préoccupé par l'état de «tous les lacs au nord de Québec», soit Saint-Charles, mais aussi Delage et Beauport. Il a ciblé aussi plusieurs rivières, des grosses comme la Saint-Charles et la Montmorency, et d'autres plus petites, comme la rivière Jaune et la rivière des Hurons. 

Freiner l'étalement urbain

L'élu n'a pas voulu préciser les actions à privilégier pour protéger les sources d'eau potable, mais il a tout de même évoqué la nécessité de mettre un frein à l'étalement urbain. «Il va falloir se poser de sérieuses questions sur l'avenir du développement, incluant à Québec, mais nous, on a fermé notre périmètre d'urbanisation», a lancé M. Labeaume.  

Le maire a spécifié que «les meilleurs spécialistes du Québec» travaillaient sur le plan annoncé, qui ratissera large. «C'est tout une job. On en a pour deux ou trois ans parce qu'on va le faire une fois pour toutes», a-t-il avancé.

Non, non, non et non à l'opposition

Non, non, non et non, se sont fait répondre les trois conseillers de Démocratie Québec, lundi. Quatre propositions émanant de l'opposition étaient à l'ordre du jour du dernier conseil municipal avant la pause estivale. La première proposition réclamait des réparations de trottoirs, photos de crevasses et de rapiéçage à l'appui. La deuxième concernait une Charte de la compassion, censée commander le respect dans les échanges entre élus municipaux. La troisième réclamait un BAPE (bureau d'audiences publiques sur l'environnement) pour le projet d'agrandissement du Port de Québec. La quatrième suggérait un projet pilote de cuisine de rue «pour [en] évaluer les impacts, les bénéfices et les inconvénients». L'administration Labeaume a utilisé sa majorité pour s'opposer à toutes les propositions, ce qui a suscité des échanges corsés et un appel renouvelé des conseillers de Démocratie Québec pour du respect et de la compassion.

Stationnement sur rue: non au privé

La gestion du stationnement sur rue n'aboutira pas dans les mains du privé, s'il n'en tient qu'au maire de Québec. «Nous n'avons aucun avantage à ce qu'une entreprise privée ait le monopole des stationnements à Québec. Ça serait à mon sens extrêmement dangereux» que le contrôle des prix échappe à l'administration municipale, a indiqué lundi Régis Labeaume. La multinationale Vinci Park est inscrite depuis plusieurs mois au registre des lobbyistes. Elle offre à plusieurs municipalités, dont Québec, de gérer les stationnements sur rue et hors rue, de l'achat de parcomètres à la collecte de la monnaie en passant par la remise des billets d'infraction. «C'est sûr que ça m'intéresse pas. Il faut protéger le public là-dedans», a fait savoir le maire Labeaume.  

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