Traduction des documents d'Énergie Est: la bataille est relancée

Plusieurs citoyens au Québec militent contre le pipeline... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Plusieurs citoyens au Québec militent contre le pipeline Énergie Est de TransCanada.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) relance la bataille pour obtenir que la masse de documents que le promoteur d'Énergie Est a déposés uniquement en anglais devant l'Office national de l'énergie (ONE) soient traduits.

La directrice générale du CQDE Karine Péloffy a invité l'ONE à participer à une ronde de médiation dans le but de trouver «une entente mutuellement acceptable» à propos «de l'unilinguisme de la demande de TransCanada pour le projet Énergie Est».

Le Centre fait partie de la douzaine de groupes, dont Greenpeace et Équiterre, qui ont porté plainte devant le Commissaire aux langues officielles. Le rapport préliminaire de ce dernier leur avait donné partiellement raison en statuant que l'Office n'a pas pris «les mesures positives nécessaires pour assurer l'égalité de statut et d'usage» entre francophones et anglophones.

Le CQDE a expédié sa missive, vendredi. Il propose que l'Office «participe à un mode alternatif de conflit», une étape obligatoire avant d'obtenir un financement du «Programme d'appui aux droits linguistiques» de Patrimoine Canada. L'Office national de l'énergie n'a pas confirmé, lundi, avoir pris connaissance de la requête.

TransCanada s'est attiré les critiques dès le départ en déposant une version officielle des 30 000 pages de documents, qui est unilingue anglaise. La firme possède des traductions du dossier qu'elle réserve à son site Internet. Elle se refuse à faire de même à l'ONE par crainte de «discordance juridique» entre le français et l'anglais, ont déjà fait savoir ses porte-parole.

En entrevue téléphonique, Me Péloffy a tenu à préciser qu'elle ne réclame pas que tout soit traduit. Par contre, il est indispensable que ce soit le cas pour tous les aspects «qui ont trait au Québec de même qu'à la justification globale» d'Énergie Est. «Nous estimons que nous avons autant le droit d'attaquer les justifications économiques du projet que n'importe quel Canadien anglophone.»

La même obligation de donner en consultation des documents en français devrait aussi s'imposer pour les communautés francophones du Nouveau-Brunswick ou encore de l'Ouest qui se trouvent sur le tracé de l'oléoduc. Rappelons qu'Énergie Est doit parcourir 4600 kilomètres pour relier, au coût de 12 milliards $, l'Alberta au Nouveau-Brunswick où se trouvera un port pétrolier destiné à l'exportation.

La portion québécoise de l'oléoduc fait 700 kilomètres et passe sur les terres de plus de 2000 propriétaires. La plupart «ne maîtrisent pas suffisamment l'anglais pour comprendre les documents disponibles sur le site de l'ONE, a plaidé Karine Péloffy, il y a quelques mois. Cette situation est injuste, considérant que les anglophones ont intégralement accès à cette information depuis le 30 octobre 2014», a soulevé l'avocate.

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