Des pièges à papillons pour freiner la tordeuse d'épinette

Les scientifiques Véronique Martel et Deepa Pureswaran, avec... (Photo collaboration spéciale, Steeve Paradis)

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Les scientifiques Véronique Martel et Deepa Pureswaran, avec le type de piège à phéromones distribué pour le projet de science citoyenne.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Rares sont les occasions où le simple citoyen peut contribuer à l'avancement de la science. Deux scientifiques de Ressources naturelles Canada leur font cette proposition pour leurs études sur le déplacement de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE), grande ravageuse des forêts de résineux de l'est du Canada.

Véronique Martel et Deepa Pureswaran sont engagées dans ce projet de «science citoyenne», qui ne couvre pas seulement le Québec, mais aussi une partie de l'Ontario, le Maine et les provinces atlantiques. Un total de 300 pièges à phéromone seront distribués pour la première année de ce projet scientifique.

«Ça devrait nous permettre de mieux comprendre la dynamique de migration de la tordeuse, a signalé Véronique Martel. On pourra aussi échantillonner un plus grand territoire sans augmenter les coûts et le projet nous permet aussi de mieux informer et impliquer les citoyens.»

Au Québec, une soixantaine de pièges à phéromone, l'odeur qui attire le papillon mâle de la TBE, seront distribués dans certains endroits stratégiques, surtout chez des propriétaires de lots boisés privés. Ces derniers n'auront qu'à relever les pièges selon une certaine échéance et mettre les papillons dans un sac au congélateur. Ces sacs seront récupérés en fin de saison pour l'analyse de données.

«Une plus grande fréquence de collecte que ce qu'on peut faire habituellement va nous permettre de mieux déterminer le mouvement des papillons, a poursuivi Mme Martel. On pourra notamment voir s'il y a une grande migration de papillons ou seulement un certain déplacement, et voir s'il y a des chenilles par la suite. Ça ne veut pas nécessairement dire que les papillons vont pondre à ces endroits.»

À peu près tous les pièges sont aujourd'hui distribués et installés car dépendant des endroits, «les papillons vont apparaître d'ici une à deux semaines», ajoute la scientifique. L'arrivée des papillons étant fortement dépendante de la température, l'équipe de chercheuses préfère être à l'avance. La phéromone des pièges est bonne pour la saison.

Plus dommageable

Ce n'est pas lorsqu'elle est devenue papillon que la TBE est la plus dommageable pour la forêt. C'est lorsqu'elle est au stade de chenille. Elle se nourrit alors du feuillage du sapin et de l'épinette qui, à force d'être défoliés, meurent au bout de quelques années. En se transformant en papillon, la tordeuse se trouve d'autres secteurs à ravager.

Selon les données de 2014, la présente épidémie de TBE a causé des dommages à 4,2 millions d'hectares de forêt au Québec, la grande majorité sur la Côte-Nord. L'industrie forestière de cette région subit d'ailleurs les contrecoups de cette infestation car elle perd énormément de matière ligneuse et il lui en coûte trop cher pour récolter le bois affecté avant qu'il ne soit inutilisable.

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