Parcs Canada: du «brûlage dirigé» pour regénérer la forêt

Les équipes de Parcs Canada et de la... (Photo fournie par Parcs Canada)

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Les équipes de Parcs Canada et de la SOPFEU se tiennent prêtes à intervenir pendant les trois heures que dure le brûlage dirigé.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Des employés de Parcs Canada ont mis le feu jeudi à une zone d'un hectare (10 000 mètres carrés) dans le parc Forillon, en Gaspésie. C'était le troisième «brûlage dirigé» depuis 2009, afin d'aider le chêne rouge et le pin blanc, deux espèces en perte de vitesse, à se régénérer.

«Chez le chêne rouge, les individus reproducteurs ont une écorce épaisse qui leur permet de résister à des feux de faible intensité, alors que ses compétiteurs comme le tremble et le sapin vont mourir après le passage du feu», explique Daniel Sigouin, écologiste-chef d'équipe au parc Forillon. 

Le pin blanc, deux fois moins abondant qu'il y a cent ans dans le parc, est lui aussi plus résistant aux incendies que ses compétiteurs.

Dans la nature, les feux allumés par la foudre jouent le rôle de laisser le champ libre au chêne rouge et au pin blanc. «Dans certains secteurs, le fait qu'on ait été très efficace dans la suppression des feux au 20e siècle, ça a nui à leur régénération», explique M. Sigouin.

Pas question toutefois de laisser faire la nature. «Le parc Forillon est un territoire assez restreint avec des villages tout le tour. Si un feu de foudre s'allumait, on irait l'éteindre pour ne pas courir de risque», dit l'écologiste.

Action contrôlée

Parcs Canada brûle donc des secteurs de façon contrôlée pour maintenir la diversité des espèces. Les glands du chêne, riches en protéines, nourrissent non seulement les écureuils, mais aussi les orignaux, les chevreuils et les ours.

Les pompiers forestiers de Parcs Canada, qui collaborent avec la SOPFEU, ont «le plein contrôle» sur le brûlage, assure M. Sigouin. Puisque le feu a tendance à accélérer en grimpant une pente, les pompiers brûlent d'abord une mince bande de forêt en haut de la pente, puis une autre un peu plus bas et ainsi de suite. «Ça crée une zone tampon déjà brûlée. Plus on descend, plus c'est sécuritaire», résume M. Sigouin. Les habitations les plus proches sont à quatre ou cinq kilomètres du brûlage, estime-t-il.

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