Sécurité des barrages: Québec juge et partie, selon un rapport

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Dans son rapport, le commissaire au développement durable constate que «les lacunes concernant la sécurité des barrages n'ont pas été corrigées, et ce, 12 ans après l'adoption de la Loi sur la sécurité civile».

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(Québec) Dans son rapport, le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars, se dit préoccupé par le fait que Québec soit à la fois juge et partie en matière de gestion et de sécurité des barrages.

«Dans le cas des barrages sous la responsabilité du ministère [de l'Environnement], la situation est celle-ci : d'une part, le ministère prépare son programme et tente de démontrer que le niveau de sécurité en résultant est acceptable, et, d'autre part, il doit analyser ce programme, juger de son acceptabilité et, enfin, l'approuver. Ce double rôle à l'égard des barrages sous sa responsabilité entraîne une préoccupation quant à la capacité du ministère à observer une réelle neutralité dans sa prise de décision», écrit le commissaire.

M. Cinq-Mars rappelle que la Commission Nicolet recommandait en 1997 de désigner un organisme distinct de celui qui exploite les barrages publics pour veiller à l'application de la Loi sur la sécurité des barrages, «ce qui n'est actuellement pas le cas».

Il n'a pas été possible de connaître mercredi les intentions du ministre de l'Environnement, David Heurtel, quant à cette préoccupation soulevée par Jean Cinq-Mars.

Comité directeur

En mêlée de presse, le ministre Heurtel a annoncé la création d'un comité directeur pour mettre en oeuvre l'ensemble des recommandations contenues dans le rapport du commissaire au développement durable et revoir la façon dont les barrages sont gérés au Québec. 

Le comité sera présidé par Daniel Rivard, un ancien vice-président d'Hydro-Québec spécialisé dans les barrages, a précisé M. Heurtel. 

Affirmant ne pas être inquiet quant à la sécurité des barrages, le ministre de l'Environnement a souligné que ses craintes se situaient surtout «au niveau de la gestion et de la gouvernance faite par le Centre d'expertise hydrique du Québec».

Aussi le ministre a-t-il annoncé que «ceux qui dirigeaient le Centre d'expertise hydrique du Québec ne le dirigent plus». 

Le Centre est maintenant sous la responsabilité directe de la sous-ministre de l'Environnement, qui relève elle-même du ministre, a précisé M. Heurtel. 

Manque de leadership des ministères de la Santé et de l'Agriculture

Le rapport du commissaire au développement durable rendu public mercredi n'est pas tendre à l'égard du ministère de la Santé et du ministère de l'Agriculture, qui n'ont pas, selon Jean Cinq-Mars, «établi de stratégie globale pour améliorer la qualité nutritive des aliments». Le commissaire au développement durable estime que le ministère de la Santé «n'a pas assumé le leadership qui s'impose pour la promotion d'une saine alimentation». Il lui reproche notamment de ne pas avoir, en collaboration avec les autres acteurs gouvernementaux, «statué sur la pertinence de mettre en place des mesures incitatives [la taxation de la malbouffe, par exemple] pour favoriser l'adhésion de la population aux comportements alimentaires sains».

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