Labeaume peu emballé par le compostage

L'usine de biométhanisation a été annoncée pour la... (Photo fournie par la Ville de Québec)

Agrandir

L'usine de biométhanisation a été annoncée pour la première fois en 2011, au coût de 57 millions $. Depuis, la facture a plus que doublé.

Photo fournie par la Ville de Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Régis Labeaume semble de moins en moins emballé à l'idée de doter Québec d'une usine de biométhanisation de près de 100 millions $ pour composter les restes de table et les boues municipales. Le maire reproche au gouvernement d'avoir des exigences environnementales, mais sans le chèque qui vient avec.

«On veut bien être verts et on pense qu'il faut que ça se fasse, mais à un moment donné, c'est une raison financière», a affirmé le maire de Québec en marge de la conférence de presse sur les nouvelles mesures dans la collecte des ordures et du recyclage.

Annoncée une première fois en 2011 au coût de 57 millions $, l'usine qui doit être construite à côté de la station d'épuration des eaux usées près de la baie de Beauport devait transformer les restes de tables en compost et en biogaz dès 2014.

Or, au fil des ans, l'ajout exigé par le gouvernement du Québec du traitement des boues municipales (égouts) a fait grimper la facture à près de 100 millions $, dont 44,5 millions $ à la charge de la Ville de Québec.

Les subventions du gouvernement du Québec prévoient qu'une telle usine devra être en activité pour le 30 septembre 2019. De plus, tout enfouissement des matières organiques sera interdit en 2020.

«C'est une grosse bouchée financièrement. C'est un beau cas où un gouvernement nous impose quelque chose et qu'il y a un coût additionnel qui n'est pas remboursé», a déploré M. Labeaume mardi. 

«Ce n'est pas notre désir, c'est une loi gouvernementale, d'où l'usine de biométhanisation», a-t-il poursuivi. «On n'a pas le choix, le gouvernement nous l'impose», a martelé le maire.

«Pas d'alternative»

En décembre, le conseiller responsable des infrastructures, Jonatan Julien, avait annoncé que la Ville de Québec cherchait des «alternatives» à la biométhanisation. Bien que considéré comme la fine pointe de la technologie en 2011, ce procédé pourrait être remplacé par un autre plus simple et plus économique, avait-il dit en substance.

Mais mardi, Régis Labeaume a admis qu'aucune solution de rechange ne s'est avérée concluante. «Honnêtement, on n'a pas trouvé d'alternative», a admis le maire qui dit poursuivre «les discussions avec le gouvernement là-dessus».

Construire une usine de biométhanisation voudra aussi dire instaurer la collecte des restes de table partout sur le territoire. Une étape «importante» et «beaucoup de changements» pour les citoyens, croit le maire. En 2013, la Ville de Québec avait mis fin à un projet-pilote qui avait bien fonctionné dans 3800 résidences. Bien que plusieurs autres villes le font déjà, instaurer le compostage partout en ville semble préoccuper le maire. «Là, je vous jure, on aura besoin d'être pédagogue. Parce que ça, c'est pas évident non plus», a-t-il dit. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer