Système Québec en alerte: éviter de crier au loup

Le Centre des opérations gouvernementales peut obliger les... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le Centre des opérations gouvernementales peut obliger les réseaux de télévision et les postes de radio à diffuser un message d'alerte lorsqu'un sinistre survient.

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(Québec) Environnement Canada et le ministère de la Sécurité publique doivent ajuster le système Québec en alerte pour éviter «de le brûler» auprès de la population et qu'il ne perde de son efficacité. Un constat qui survient au lendemain du tout premier message envoyé par la plateforme depuis sa mise en application.

Plusieurs auditeurs de la radio et téléspectateurs devant la télévision ont trouvé plutôt intenses les alertes émises pour Québec, mardi, informant la population qu'une menace de tornade était imminente dans certains secteurs.

Voix robotisées incompréhensibles, volume assourdissant et répétition abusive du message ont été des motifs de plaintes envoyées aux diffuseurs, obligés par le Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes de transmettre les alertes. 

Ceci dit, l'avertissement de tornade pour Portneuf, Stoneham et Valcartier était bien réel. «On ne se plaît pas à envoyer des alertes. On prend le temps de baser une alerte sur des faits. On avait des signatures radar et des observations sur le terrain», a assuré Simon Legault, météorologue chez Environnement Canada.

L'alerte a donc été envoyée à travers le portail informatique mis sur pied par Environnement Canada et les provinces. Le message a été réparti jusque chez les diffuseurs attitrés pour la grande région de Québec et de la Montérégie. L'alerte est invasive et est diffusée automatiquement, sans que personne ne puisse intervenir.

Pour une raison inconnue, des «doublons» ont été créés dans le système informatique, d'où la répétition du message, qui a été diffusé près de 12 fois en deux heures.

Le message composé par Environnement Canada était-il clair et bien construit pour être compatible avec le système? Là est la question, croit Éric Houde, directeur des opérations gouvernementales à la Sécurité civile, responsable de Québec en alerte. «On a passé une bonne partie de la journée pour analyser ce qui s'est passé», a-t-il dit mercredi.

Comme Environnement Canada et le ministère de la Sécurité publique sont les deux seules entités pouvant émettre des alertes, il est important pour eux d'uniformiser leurs façons de faire, a plaidé M. Houde. Il en va de la confiance du public envers le portail.

«On ne veut pas que le système parte 10 fois par jour ou 10 fois par semaine, a-t-il souligné. C'est comme un détecteur de fumée. S'il part trop souvent, vous n'allez plus y porter attention. C'est pareil pour les alertes. Il faut qu'elles soient prises au sérieux.»

M. Houde se réjouit par ailleurs que le système ait fonctionné. Suffit maintenant de l'ajuster. Concernant les voix, elles dépendent du module utilisé par les diffuseurs pour retransmettre les messages. Des ajustements pourraient être tentés de ce côté également.

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