Risque d'érosion pour 300 maisons: Sainte-Brigitte-de-Laval pointe une carte erronée

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Sainte-Brigitte-de-Laval

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(Québec) La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval s'est défendue jeudi d'avoir mal agi en permettant la construction de 300 maisons sur des terrains à risque d'érosion accentué.

«La carte qui est en cause est erronée. Elle date de 1995 et elle se base sur des données théoriques. Aucune analyse de sol n'avait été faite à ce moment-là», a expliqué la mairesse Wanita Daniele en entrevue téléphonique.

Elle réagissait ainsi à un article du Journal de Québec, qui soutient que 300 résidences situées dans de nouveaux ensembles résidentiels sont à risque d'érosion ou de glissements de terrain.

Le Journal aurait obtenu copie de l'«avis de sinistre» envoyé par la Ville le 14 avril à la Mutuelle des municipalités du Québec, dans lequel on apprend que 300 résidences seraient situées dans des zones à risque.

Mme Daniele soutient que cet avis a été envoyé de façon préventive, quand on a découvert l'existence de cette carte, il y a environ un mois. C'est lorsqu'on l'a rapatriée de la MRC de La Jacques-Cartier et qu'on l'a superposée à d'autres cartes dans un nouveau logiciel qu'on s'est rendu compte du danger potentiel.

La municipalité a alors appelé la Sécurité civile et a fait appel à l'ingénieur Raymond Juneau, du Laboratoire d'expertise de Québec, pour faire des expertises préliminaires. «On fait faire des analyses très poussées et, pour le moment, tout est conforme, alors c'est très rassurant», soutient Mme Daniele.

Est-ce qu'on prévoyait informer la population de cette situation un jour ou l'autre? «Certainement! On l'aurait fait dans quelques semaines, lorsque les analyses seront terminées. On ne voulait pas créer un vent de panique chez les citoyens avant d'avoir des études précises entre les mains», dit Mme Daniele.

Pas l'affaire du gouvernement

Questionné à ce sujet jeudi, le député libéral de Montmorency, Raymond Bernier, a soutenu que le gouvernement ne s'impliquerait pas dans ce dossier, qui est de compétence municipale. Il avertit toutefois la Ville de Sainte-Brigitte que, dans ces cas-là, «il faut être très transparent et donner toute l'information à la population».

Inondée de questions de citoyens inquiets jeudi, la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval a décidé d'ouvrir ses bureaux jusqu'à 21h jeudi, question de «rassurer les gens», soutient la mairesse.

Six permis de construction sont présentement suspendus dans les zones concernées, le temps que la Ville fasse les vérifications nécessaires.

Quand on demande à la mairesse Daniele pourquoi la Ville n'avait jamais tenu compte de cette carte, qui a pourtant été adoptée en 2004, elle soutient ne pas savoir. «Mais je ne peux pas porter le blâme pour l'ancienne administration», ajoute-t-elle. Avant d'être élue mairesse, en 2013, Mme Daniele était toutefois employée de la Ville.

Depuis un an et demi, l'administration Daniele dit ne pas avoir ouvert de nouveaux ensembles résidentiels dans cette municipalité qui s'est développée à un rythme soutenu ses 10 dernières années, pour atteindre aujourd'hui 7000 habitants. «Je vous dirais que la Ville doit reprendre son souffle. Quand on court un sprint pendant plusieurs années, on a besoin de reprendre son souffle après», indique Mme Daniele.

Avec la collaboration de Michel Corbeil

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