Thetford Mines paie cher pour ses résidus d'amiante

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Même si on n'exploite plus l'amiante depuis près de quatre ans à Thetford Mines, la fibre minérale occasionne encore à la Ville des débours supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de dollars par année.

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(Québec) Même si on n'exploite plus l'amiante depuis près de quatre ans à Thetford Mines, la fibre minérale occasionne encore à la Ville des débours supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de dollars par année en raison de sa présence dans les matériaux issus de résidus miniers utilisés dans les travaux de génie civil.

La situation est suffisamment préoccupante pour que le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Rousseau, ait entamé une discussion avec la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) dans l'espoir de faire assouplir des règles pour la manipulation des matériaux contenant de l'amiante.

M. Brousseau souhaite maintenant rencontrer les trois grandes centrales syndicales représentées au conseil d'administration de la CSST, la Confédération des syndicats nationaux, la Centrale des syndicats démocratiques et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, pour les sensibiliser à cette question.

«Chez nous, l'amiante est partout. Les anciennes mines sont situées en milieu urbain, et la région est bâtie et s'est développée au fil des ans en utilisant des résidus miniers, ce qui rend son sous-sol "contaminé" au sens des règles actuelles», indique le maire.

Il déplore les exigences prévues à la section 3.23 du Code de la sécurité pour les travaux de construction qui stipule qu'un produit contient de l'amiante lorsque sa concentration en amiante est d'au moins 0,1 %. Cela force entre autres l'utilisation de contenants étanches pour les débris excavés, le port d'appareils de protection respiratoire, l'utilisation de vestiaires doubles et l'échantillonnage de l'air à chaque quart de travail.

Surcharge de 30 %

«Ces mesures de chantiers à risque élevé nous coûtent plusieurs centaines de milliers de dollars de plus chaque année. On parle d'une surcharge de 30 % sur certains contrats», explique M. Brousseau en soulignant que dans 99 % des cas, la qualité de l'air sur ces chantiers est 100 fois meilleure que la norme sécuritaire acceptée à l'intérieur de bâtiments.

«Nous avons compilé des échantillons d'air sur tous les chantiers des dernières années et, ce que nous demandons, c'est que les mesures soient prises en fonction des risques réels», a indiqué le maire, soulignant que la CSST avait accepté de se pencher sur le dossier.

M. Brousseau indique que sa ville n'est pas la seule à payer le prix du resserrement des règles décrété il y a deux ans. «Ça touche aussi les travaux réalisés par l'entreprise privée et le gouvernement du Québec. Prenez le chantier de la route 112, à Thetford Mines, qui est en reconstruction depuis quelques années. Il coûte des dizaines de millions de dollars de plus à cause de cela.»

Le maire souhaiterait que le dossier se règle rapidement, d'où son désir d'approcher toutes les parties concernées. «Il faudrait qu'une décision soit prise le plus vite possible, car on aimerait pouvoir fonctionner avec des règles assouplies dès ce printemps, quitte à ce que ce soit un projet pilote», conclut-il.

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