Projet Énergie Est: pas avant une évaluation environnementale, clame Mulcair

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a visité... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

Agrandir

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a visité mardi l'Institut maritime du Québec à Rimouski.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) s'oppose au projet Énergie Est de TransCanada, qui prévoit la construction d'un oléoduc et d'un port pétrolier au Québec, sans qu'il n'y ait eu, au préalable, d'évaluations environnementales. Selon Thomas Mulcair, le Canada ne dispose pas d'outils crédibles d'évaluation qui lui permettrait d'en arriver à une acceptabilité sociale.

En visite à Rimouski, le chef Mulcair a accusé le gouvernement conservateur. «Ce qui est en place, en ce moment au Canada, ne peut pas permettre à aucun projet d'être évalué et d'avoir l'appui du public, qui est essentiel», critique-t-il. Il estime que personne n'est en mesure de pouvoir prendre une décision éclairée sur ce projet en l'absence d'une évaluation environnementale.

Le parlementaire a rappelé l'époque où il fut ministre de l'Environnement du Québec. Il avait imposé un moratoire sur les relevés sismiques dans le golfe du Saint-Laurent pour une période de dix ans. «Quand j'étais ministre de l'Environnement, je trouvais que Rabaska, le fameux port méthanier juste en face de Québec, était tellement dangereux pour le Saint-Laurent et la population locale que j'ai refusé de le faire étudier par le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement). Donc, j'ai un historique que les gens connaissent, soit celui de respecter la diversité biologique et les écosystèmes.»

Il dit avoir été abasourdi que TransCanada ait envisagé de construire et de faire des relevés sismiques à Cacouna, au coeur d'une pouponnière de bélugas. «Si cette compagnie avait fait exprès pour que son projet foire, elle ne se serait pas prise différemment», estime M. Mulcair.

En revanche, si ce n'était de la question environnementale, le politicien considère le projet plutôt intéressant au chapitre du développement durable. «L'idée même de remplacer les gros bateaux qui amènent du pétrole à Québec, par exemple, a quelque chose de plus sécuritaire, estime-t-il. Ajouter une valeur à nos richesses naturelles au Canada, au lieu de les «shipper» aux États-Unis avec Keystone XL et de créer les 40 000 emplois ici, c'est une bonne idée.»

Accompagné de son député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, le chef du NPD a visité l'Institut maritime du Québec, l'Institut des sciences de la mer et l'Université du Québec à Rimouski, pour terminer sa tournée rimouskoise par une activité partisane en formule «5 à 7».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer