Changements climatiques: Ottawa se fait attendre de tous

Pour l'initiateur du Sommet sur les changements climatiques,... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Pour l'initiateur du Sommet sur les changements climatiques, Philippe Couillard, l'appel lancé à Ottawa est pressant : «Il faut dès maintenant travailler, techniquement d'abord [avec les fonctionnaires], et ensuite avec les ministres de l'Environnement pour arriver avec des cibles fiables à Paris».

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les premiers ministres des provinces participant au Sommet sur les changements climatiques ont signé une déclaration commune suggérant mollement «d'agir en partenariat avec le gouvernement fédéral».

Pourtant, pour l'initiateur du rendez-vous, Philippe Couillard, l'appel lancé à Ottawa est «pressant. Il faut dès maintenant travailler, techniquement d'abord [avec les fonctionnaires], et ensuite avec les ministres de l'Environnement, pour arriver avec des cibles fiables à Paris».

Cette destination sera atteinte à la fin de l'année. Une conférence internationale sera le point d'orgue de consultations planétaires pour fixer de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Depuis des semaines, les provinces et Ottawa donnent l'impression de se chamailler. La semaine dernière, la ministre fédérale Leona Aglukkak a écrit aux provinces pour obtenir des plans de lutte déjà réclamés, en novembre, et leur rappeler qu'elles sont en voie de rater les cibles de diminution des GES.

À la clôture du Sommet, tenu à Québec, le premier ministre Couillard s'est dit «un peu surpris d'entendre que nous présenterions des cibles en juin alors qu'on n'a pas commencé le travail commun. Vous savez qu'au Québec et dans d'autres provinces, ce ne sera pas avant l'automne que nous aurons terminé la détermination de nos cibles. Je relance l'appel : nous voulons collaborer avec le gouvernement fédéral.»

Cible canadienne

Le chef du gouvernement québécois a reconnu que la contribution d'Ottawa est indispensable. «La cible qui doit être donnée est celle du Canada. C'est le gouvernement du Canada qui parle sur la scène internationale.» Et pour y arriver, il fait la contribution des provinces, a insisté M. Couillard. «Il aurait fallu commencer plus tôt.»

Philippe Couillard a noté les longs silences d'Ottawa dans ce dossier. Son ministre de l'Environnement, David Heurtel, a écrit en février à Mme Aglukkak pour «qu'une réunion se tienne le plus rapidement possible. Et les dernières nouvelles, c'est la lettre dans les journaux.»

La secrétaire générale de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, a refusé de s'en faire avec les délais. Le Canada est un des rares pays (avec l'Australie notamment) à ne pas avoir dévoilé ses chiffres pour les réductions, a-t-elle dit. «Nous avons tracé une ligne dans le sable [pour les obtenir] vers la fin de septembre. [...] Je suis certaine que le Canada en sera, alors.»  

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