Projet de port pétrolier de TransCanada: Baie-des-Sables réfléchit

C'est dans cette zone de Baie-des-Sables que TransCanada... (PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER)

Agrandir

C'est dans cette zone de Baie-des-Sables que TransCanada pourrait construire son port pétrolier. Selon le maire, il est fort probable que ce restaurant serait exproprié ou déplacé.

PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-des-Sables) Le maire de Baie-des-Sables, dont la municipalité de 600 habitants est située entre Métis et Matane, est loin de fermer la porte à TransCanada pour un éventuel port pétrolier. Il affirme que la moitié de sa population est en faveur.

«C'est 50-50», fait savoir Denis Santerre. «Sur mon conseil aussi. C'est le pouls de la population.» Le maire rappelle que le même scénario s'est déroulé lors de l'implantation d'un parc éolien dans sa municipalité, il y a quelques années. Finalement, Cartier Énergie Éolienne a fini par le construire. «Il y en a toujours qui chialent, soutient une citoyenne de l'endroit, Louise Bélanger. Les éoliennes, certains étaient contre. Aujourd'hui, ça donne des retombées et cinq employés sont venus s'établir ici.»

Le maire Santerre affirme qu'il ne pourrait s'opposer au projet si la majorité de sa population y était favorable. «Il faut que je sois à l'écoute de ma population, insiste-t-il. C'est elle qui va décider.»

Depuis six mois, le flou entourant les intentions de TransCanada perdure. Si l'entreprise a rayé Cacouna des options, elle n'a pas affiché ses couleurs pour un plan B afin de construire son oléoduc.

Les élus pas encore approchés

La compagnie albertaine n'a toujours pas approché les élus de Baie-des-Sables. Denis Santerre assure que si les représentants de la compagnie viennent le rencontrer, il présentera ensuite le projet à la population qui aura à trancher. Le mode de consultation n'a pas été déterminé pour l'instant.

Même s'il se dit neutre, l'élu exprime un doute. «Si TransCanada venait à Baie-des-Sables, est-ce qu'on aurait un pouvoir de décision? s'interroge-t-il. Pas sûr. Je me dis parfois que si TransCanada venait qu'à s'installer en région, on n'aurait aucun pouvoir de décision. On aurait juste à avoir un plan d'action pour les accueillir.»

Devant cette incertitude, le groupe Terre-Mer en Matanie a pris les devants. Plus de 150 citoyens ont répondu à l'invitation de ce nouveau groupe écologique, mardi soir, dans une salle bondée de l'école du village. L'objectif était clair : démontrer les conséquences négatives du projet Énergie Est.

Martine Pelletier, dont la résidence est située dans la zone où pourrait être construit le port pétrolier, est ressortie de cette rencontre avec une opposition encore plus ferme au projet. «Les tuyaux passeraient juste à côté de chez moi», décrit la retraitée de l'enseignement. «J'habite un domaine familial. Avec le beau coin de pays qu'on a, je suis vraiment pas intéressée!»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer