Protocole de Kyoto: excellent bulletin pour le Québec, sauf en transport

La hausse des émissions de gaz à effet... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La hausse des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports routiers est attribuable aux «camions légers» (fourgonnettes, camionnettes et VUS) et aux camions lourds.

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(Québec) Le Québec aura finalement respecté, et même un peu excédé, les objectifs du protocole de Kyoto, en réduisant de 8 % ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990. Mais ces bons résultats ne sont vraiment, vraiment pas la faute des transports routiers, lit-on dans l'Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre 2012, rendu public vendredi après-midi.

Adopté en 1997, le protocole de Kyoto prévoyait que le Canada avait jusqu'en 2012 pour réduire de 6 % ses émissions de GES, par rapport à leur niveau de 1990. Le gouvernement Harper en a retiré le Canada à la fin de 2012, parce qu'il allait de toute évidence rater sa cible - le pays a accru ses émissions de 18 % au lieu de les diminuer pendant cette période. Mais le document a gardé une valeur symbolique.

«Ces données encourageantes sont la preuve que les actions que nous avons mises en oeuvre en matière de lutte contre les changements climatiques portent fruit», a commenté le ministre de l'Environnement, David Heurtel, par voie de communiqué. «Par ailleurs, le Québec est résolument engagé vers l'atteinte de son prochain objectif, celui de réduire ses émissions de GES de 20 % par rapport à leur niveau de 1990, d'ici 2020.»

Or, l'inventaire 2012 montre que la plupart des secteurs de l'économie québécoise ont déjà atteint cet objectif, mais que le transport routier traîne lourdement la patte.

Ainsi, l'industrie a déjà réduit ses GES de 21 % entre 1990 et 2012, en grande partie parce que les procédés de combustion industrielle ont été améliorés, ou se sont convertis aux biocarburants - et en partie aussi parce que l'activité industrielle au Québec n'a pas encore rejoint ses niveaux d'avant la crise économique de 2008.

Chauffage résidentiel

Le secteur «résidentiel, commercial et institutionnel», qui produit surtout des GES pour ses besoins de chauffage, a quant à lui réduit ses émissions de 31 % depuis 1990, essentiellement parce que le chauffage résidentiel s'est amélioré - moins de mazout, maisons mieux isolées, etc.

La gestion des déchets rejette 41 % moins de GES qu'en 1990, et l'agriculture fait grosso modo du surplace (+ 4 %), mais les masses de gaz impliquées ne sont pas énormes.

Hausse de 32 %

Dans l'inventaire 2012, il n'y a vraiment que le transport routier qui évolue dans le mauvais sens : de 20,6 mégatonnes (Mt) d'équivalent CO2 qu'elles étaient en 1990, ses émissions sont passées à27,3 Mt en 2012, une hausse de 32 % qui lui fait même dépasser le secteur industriel au grand complet (24 Mt).

Remarquez, les voitures à proprement parler ne sont pas à blâmer: «Malgré une hausse de 19 % du nombre d'automobiles depuis 1990, les émissions de celles-ci ont diminué de 12,8 % [...]. Cette baisse est attribuable en partie au renouvellement du parc automobile. Les modèles les plus anciens sont graduellement remplacés par de plus récents, moins énergivores et émettant moins de GES», lit-on dans l'Inventaire.

Ce sont plutôt les émissions des «camions légers» (fourgonnettes, camionnettes et VUS) et des camions lourds, en hausse d'environ 4 Mt pour chaque catégorie, qui sont responsables de la hausse, ayant pratiquement doublé depuis 1990.

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