Un oeil sur la qualité de l'air autour des puits d'hydrocarbures

La pollution de l'air autour de puits de... (Photo Digital/Thinkstock)

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La pollution de l'air autour de puits de pétrole peut prendre la forme de particules fines de poussières soulevées par le camionnage intensif lors de la construction d'un puits ou les gaz d'échappement provenant des moteurs des équipements sur place, ou des torchères qui brûlent du gaz naturel.

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(Québec) Si le Québec s'engage dans l'exploitation des hydrocarbures, il aura tout intérêt à garder un oeil attentif sur la qualité de l'air autour des puits de gaz et de pétrole, selon un rapport de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Selon le document, les polluants rejetés dans l'air lors de l'extraction des hydrocarbures sont suffisamment élevés pour envisager de «s'assurer que les sites sont éloignés des milieux de vie des populations».

Le document intitulé Enjeux de santé publique relatifs aux activités d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures gaziers et pétroliers fait partie de l'Évaluation environnementale stratégique (EES) commandée l'an dernier sur la filière des hydrocarbures. Il a été déposé hier sur le site Web de l'INSPQ. 

Jusqu'à présent, ce sont surtout les risques de contamination de la nappe phréatique qui ont retenu l'attention des médias dans ce dossier. Dans sa revue de la littérature scientifique publiée mardi, l'INSPQ conclut à cet égard, essentiellement, que si une population boit de l'eau qui a été souillée de pétrole ou de boue de fracturation, elle souffrira de maux de tête, d'irritation et de problèmes respiratoires - et possiblement d'autres choses à long terme.

La question est donc de savoir si le risque de contamination est grand ou non, et «ça, c'est aux experts plus en mesure d'évaluer ces choses-là, rattachés au volet environnemental de l'EES, à faire ces évaluations-là», dit le toxicologue de l'INSPQ Mathieu Valcke, coauteur du rapport. Il dit cependant ne pas pouvoir exclure ce risque, puisqu'une partie des études sur la question ont trouvé de possibles émanations de méthane dans l'eau souterraine à proximité de puits de gaz de schiste.

Distance tampon

Mais le cas des polluants de l'air autour des puits de pétrole et de gaz est plus concret dans la littérature scientifique, dit-il. Ces contaminants peuvent être des particules fines de poussières soulevées par le camionnage intensif lors de la construction d'un puits - en particulier ceux qui nécessitent de la fracturation hydraulique -, ou les gaz d'échappement provenant des moteurs des équipements sur place, ou des torchères qui brûlent du gaz naturel dont on ne sait pas quoi faire.

«Évidemment, dit M. Valcke, il faut une exposition minimale d'une population pour qu'il y ait un effet [...mais] on a plus de données montrant que l'air à proximité des puits peut être contaminé par des particules fines, des oxydes de soufres, etc. Donc, on peut supposer que s'il n'y a pas de distance tampon entre les sites d'exploitation et les endroits où les gens habitent, alors là, oui, il pourrait y avoir exposition et des effets sur santé.»

«Afin, recommande d'ailleurs le rapport, de limiter les risques pour la santé associés aux polluants de l'air émis lors des activités d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures, la piste de solution suivante est proposée : il faudrait s'assurer que les sites sont éloignés des milieux de vie des populations (résidences, écoles, etc.).»

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