Projet d'oléoduc Énergie Est: le mouvement d'opposition fait des «petits»

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Le mouvement d'opposition au projet d'oléoduc Énergie Est commence à faire pas mal de «petits» dans la région de Québec.

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(Québec) Le mouvement d'opposition au projet d'oléoduc Énergie Est commence à faire pas mal de «petits» dans la région de Québec. Deux nouveaux comités de citoyens ont vu le jour récemment sur la Rive-Sud et à l'île d'Orléans, ce qui porte désormais à une demi-douzaine le nombre de ces regroupements dans les environs.

L'un d'eux, baptisé «Saint-Antoine-de-Tilly, milieu de vie», a été mis sur pied à la fin de mars et compterait pour l'instant une cinquantaine de sympathisants, «mais c'est encore tout nouveau», raconte la cofondatrice Carole Dupuis. L'autre, dont la création à l'île d'Orléans a été annoncée début mars, fait partie du chapelet de comités «STOP oléoduc», qui comptait déjà des antennes à Québec même, dans Bellechasse-Lévis, Portneuf-Saint-Augustin et Montmagny-L'Islet.

«Avant de créer le comité, explique Mme Dupuis, on a pris contact avec les autres. Et ce qu'on a découvert, c'est que pour mobiliser les gens, l'idéal est de travailler localement, parce que les gens se connaissent déjà, ils sont confrontés aux mêmes enjeux, etc. Mais on ne fait pas cavalier seul, on a tout de suite adhéré au Regroupement vigilance hydrocarbure du Québec [qui regroupe une centaine de comités de citoyens dans la province].»

Peur d'une marée noire

L'oléoduc Énergie Est, rappelons-le, est un projet avancé par TransCanada, qui acheminerait le pétrole de l'Ouest jusqu'au Nouveau-Brunswick. Un terminal pétrolier prévu à Cacouna, dans un secteur considéré comme une «pouponnière à bélugas», a provoqué une énorme levée de bouclier au cours de la dernière année avant d'être laissé de côté par l'entreprise, qui examine présentement des options de remplacement.

Tant à l'île d'Orléans qu'à Saint-Antoine, les militants reconnaissent que le pipeline ne passera pas particulièrement proche de chez eux, mais c'est surtout la possibilité - bien que le risque soit infime - d'une marée noire qui les inquiète.

«C'est entendu que l'oléoduc ne passerait pas par l'île d'Orléans, mais s'il y a un bris entre Saint-Augustin et Saint-Nicolas [où le pipeline doit traverser le fleuve], les dégâts s'étendraient jusqu'ici et ce ne serait pas très long, explique Donald Kellough, de Stop oléoduc île d'Orléans. [...] Si on regarde les statistiques, oui, le transport par train provoque plus d'incidents, mais le problème est qu'avec les oléoducs, quand il y a un accident, la quantité de pétrole relâchée est beaucoup supérieure au train. On peut peut-être endiguer le pétrole quand un train déraille, mais si un pipeline se déverse dans le fleuve, c'est l'eau potable de millions de personnes qui serait touchée, le temps qu'on mette en place des mesures urgence.»

«Et c'est un pétrole qui devrait rester dans la Terre, de toute façon, renchérit Mme Dupuis, en référence aux changements climatiques. Et même d'un point de vue économique, le gouverneur de la Banque d'Angleterre [Mark Carney, anciennement à la tête de la Banque du Canada] dit qu'on fragilise notre économie en se concentrant sur le pétrole.»

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