Le sommet sur le climat en cache d'autres

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D'ici le sommet sur le climat, Philippe Couillard continue de marquer sa volonté d'être perçu en meneur dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES), soutient son entourage.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le sommet sur le climat, auquel participeront les premiers ministres des provinces, à Québec, le 14 avril, sera précédé d'une série de colloques, de marches et d'autres manifestations publiques. D'ici là, Philippe Couillard continue de marquer sa volonté d'être perçu en meneur dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES), soutient son entourage.

Pendant qu'Ottawa tarde à dévoiler ses cibles de diminution des GES, au contraire des États-Unis qui viennent d'y procéder, le cabinet du chef du gouvernement québécois a rendu publique une déclaration pour lutter contre les changements climatiques «région par région», ratifiée dans le cadre de l'Alliance des 27 États fédérés et des régions du Climate Group.

M. Couillard est un des trois cosignataires avec ses vis-à-vis du Pays basque, en Europe, et de l'Australie du Sud. Les trois politiques soutiennent que «chacune de nos régions a réduit ses émissions de GES [de 20 % d'ici 2020 pour Québec]. Mais nous avons besoin de partenaires au niveau national», indiquent-ils sans nommer le gouvernement central.

Le cabinet de M. Couillard a rappelé que l'ONU estime que la question du climat n'est plus uniquement «l'affaire des pays», mais aussi celle «des régions et des grandes villes».

Le premier ministre, fait-on valoir, «pousse sur le marché du carbone». Il a notamment soulevé, ces derniers mois, la question des changements climatiques tant à son passage à Davos, en Suisse, qu'auprès du gouvernement français, lors de sa visite à Paris, rappelle son attaché de presse.

La rencontre du 14 avril, elle, s'inscrit dans «une séquence» qui conduira à l'établissement de nouveaux objectifs internationaux de réduction, en fin d'année, à Paris, informe Harold Fortin. Pour l'instant, Québec est discret sur le contenu de l'événement lancé par Québec au Conseil de la fédération, cet été.

Il n'est pas encore possible de confirmer la présence de tous les chefs de gouvernement des provinces et des territoires. Les dossiers précis à aborder ne sont pas connus. Tout indique que des éléments se préciseront, le 7 avril, date anniversaire de l'accession au pouvoir de Philippe Couillard.

Marche et colloques

Depuis plusieurs semaines, c'est toute une série d'activités qu'écologistes, syndicalistes et étudiants, entre autres, préparent pour souligner la rencontre au sommet. Elles débuteront le 11 avril par une marche qui empruntera les rues de la Haute-Ville pour aboutir devant le parlement.

Les organisateurs se font prudents dans leurs prévisions quant à la foule qui est attendue. Tout au plus, Patrick Bonin, de Greenpeace, avance qu'attirer dans la capitale 10 000 marcheurs constituerait un succès spectaculaire. «Ce sera une belle et grosse manifestation», se contente d'avancer Christian Simard, de Nature Québec. Geste symbolique pour illustrer la lutte contre les changements climatiques, les participants seront appelés à former un thermomètre humain géant. En soirée, des artistes monteront sur la scène du Capitole pour soutenir la cause.

Deux colloques auront lieu : le Forum Action Climat, le 12 avril, notamment pour discuter de sujets conflictuels et de «transition vers des énergies plus propres»; et, le lendemain, une table ronde sur l'économie verte, où les décideurs économiques seront au nombre des participants.

Les quatre jours de rassemblements n'auront pas un air de Sommet des Amériques, ont insisté les personnes interrogées. En 2001, les manifestants s'étaient amenés pour protester contre la Zone de libre-échange des Amériques et il y a eu du grabuge, a rappelé Steven Guilbeault, d'Équiterre. Cette fois, «ce sera une marche familiale, festive» et il n'est pas question de contester le but de la réunion.

Ce qui ne signifie pas que les revendications sont exclues. «Le message le plus simple de la manifestation, a résumé Christian Simard, c'est Oui au climat, ça égale Non au pétrole des sables bitumineux. On fait pression particulièrement sur M. Couillard. Il faut [aussi] que vous, les provinces, développiez des plans crédibles de lutte aux changements climatiques», ce qui passe par le refus du pétrole bitumineux.

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