Nouvelle ligne à Chamouchouane-Bout-de-l'Île: le BAPE demande une étude

Dans le document de 155 pages dont Le Soleil a... (Photothèque La Presse)

Agrandir

Dans le document de 155 pages dont Le Soleil a pris connaissance, le BAPE conseille notamment à Hydro-Québec d'envisager d'autres options que l'aménagement d'une ligne à haute tension.

Photothèque La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Avant de prendre position, le ministère de l'Environnement devrait exiger à Hydro-Québec une nouvelle étude pour son projet de ligne à 735 kilovolts (kV) de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île, recommande le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Dans le rapport de la commission d'enquête rendu public jeudi, il est stipulé que l'examen environnemental réalisé par la société d'État devrait «faire l'objet d'une pause le temps d'acquérir de l'information supplémentaire», d'autant plus qu'Hydro-Québec dispose d'une «marge de manoeuvre».

Précisons que le rapport a été rédigé avant que la Régie de l'énergie donne sa bénédiction au projet de 1,2 milliard $ la semaine dernière. Le projet de ligne à 735 kV-d'environ 400 kilomètres - reliera le poste Chamouchouane, au Lac-Saint-Jean, à celui de Bout-de-l'Île, dans l'est de Montréal.

Dans le document de 155 pages dont Le Soleil a pris connaissance, le BAPE conseille notamment à Hydro-Québec d'envisager d'autres options que l'aménagement d'une ligne à haute tension, sa première ligne de 735 kV à construire en plus de 20 ans.

Le document suggère notamment à la société d'État d'évaluer la possibilité de recourir «à des emprises existantes notamment en Mauricie et dans Lanaudière, pour remplacer par une ligne à 735 kV des lignes à plus bas voltage en fin de vie utile». Selon le BAPE, Hydro-Québec «n'a pas produit d'étude ni démontré de façon satisfaisante» que cette option n'est pas envisageable sur les plans humain, écologique et économique.

«Avant de compléter l'analyse environnementale du projet, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques devrait donc demander au promoteur qu'il réalise une étude d'opportunité à ce sujet, en collaboration avec les MRC concernées et les ministères responsables de la gestion du territoire», peut-on lire dans le rapport. Quant aux inquiétudes partagées par les citoyens de municipalités locales et régionales, d'agriculteurs et de gens d'affaires de Lanaudière, le BAPE affirme que la mise en place par Hydro-Québec d'une démarche soutenue d'information tout au long de l'élaboration du projet n'a pas permis d'éviter une forte opposition.

«Une meilleure définition des enjeux du projet et la présentation des solutions de rechange, dès les premières étapes de sa stratégie de communication, auraient permis d'atténuer sensiblement le climat de méfiance», est-il écrit dans le rapport, qui est présentement analysé par le ministère de l'Environnement.

Hydro analyse le rapport

Joint par Le Soleil vendredi, Hydro-Québec a préféré ne pas commenter le rapport du BAPE pour le moment. «On analyse le rapport. Nous en prenons connaissance», a confié Serge Abergel, porte-parole à la société d'État. «C'est important de se pencher sur ce qui est présenté et nous ne fermons aucune porte.»

Selon Hydro-Québec, le projet entraînera la création de 1000 emplois à temps plein durant les cinq années de construction. La dernière ligne à 735 kV construite par la société d'État remonte en 1994, en provenance de la Baie-James.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer