Mine Arnaud: les groupes environnementaux sceptiques

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La baie de Sept-Îles est au coeur de la vie et de l'économie de l'agglomération de 30 000 habitants. La mine Arnaud serait à moins d'un kilomètre du rivage.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Québec est loin d'avoir convaincu les groupes environnementaux que Mine Arnaud devra se soumettre à l'un des décrets «les plus exigeants» jamais imposés par le ministère de l'Environnement. Au lendemain de l'annonce du feu vert au projet minier de 850 millions $, les opposants doutent que le promoteur puisse respecter la liste des engagements contractés.

Selon trois groupes citoyens de Sept-Îles qui s'opposent à l'exploitation du gisement d'apatite situé à l'entrée ouest de la ville, «si les engagements de Mine Arnaud avaient été sérieux, le gouvernement les aurait mis dans le décret lui-même», peut-on lire dans un communiqué envoyé conjointement mardi. «Des promesses ne sont que des promesses sans valeur légale.»

Qualité de l'air

Les comités s'inquiètent que Québec n'ait pas retenu la proposition d'installer une station d'indice de la qualité de l'air, ce qui permettrait à la population «d'adapter leur comportement» s'il y a dépassement des normes. «Si ce n'est pas ça, il faudra trouver un mécanisme similaire pour que les citoyens soient informés en temps réel», a martelé Louise Gagnon du Regroupement pour la sauvegarde de la grande baie de Sept-Îles.

L'absence de suivi du lac des Rapides, la source d'eau potable municipale, déçoit aussi les opposants qui exigent «des garanties» pour la protection du plan d'eau «sensible à l'acidification», soutiennent-ils. Le Ministère affirmait lundi que les études menées ont démontré «un effet nul» de la mine sur les eaux du lac, situé à cinq kilomètres.

Les comités citoyens espèrent maintenant que tous les documents, études et correspondances «incluses dans le décret» seront rendus publics.

Encore du travail, selon les Innus

Pour le conseil innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, le promoteur a «encore beaucoup de travail à faire pour rendre le projet acceptable» auprès des autochtones, qui se réclament d'un titre ancestral et des droits sur le site projeté de la mine. 

«Malgré l'ouverture du promoteur à vouloir négocier une entente économique satisfaisante du point de vue des Innus, il n'y a toujours aucune négociation en cours», a rappelé le chef, Mike McKenzie. La bande qualifie le projet minier de «pas comme les autres», notamment en raison de sa proximité avec des secteurs habités et la baie de Sept-Îles.

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