Tordeuse de bourgeons d'épinette: tentative de freiner l'infestation

La tordeuse des bourgeons de l'épinette «va pas... (Photo fournie par Ressources naturelles Canada)

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La tordeuse des bourgeons de l'épinette «va pas mal bouffer tout ce qu'il y a à bouffer» sur la Côte-Nord et devrait sensiblement faire de même au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, a signalé le chercheur scientifique Jacques Régnière.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Devant l'infestation de tordeuse de bourgeons de l'épinette (TBE) dans les forêts de l'Est québécois, Ressources naturelles Canada veut maintenant tenter de ralentir, voire de stopper cette épidémie à la frontière avec le Nouveau-Brunswick. Car pour le Québec, il n'y a plus grand-chose à faire pour freiner cet insecte ravageur.

Bien établie sur la Côte-Nord, la TBE a affecté à divers degrés près de trois millions d'hectares de forêt au cours des dernières années. Et depuis trois ans, l'infestation s'est installée dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, d'abord le long des rives du fleuve et à l'intérieur des terres ensuite, attaquant autour d'un million d'hectares de sapins et d'épinettes.

Dans les circonstances, la tordeuse devrait remporter la partie, «à moins que Dieu n'intervienne, avec par exemple un grand froid au début de l'été, et on voit difficilement comment ça pourrait être le cas», a indiqué Jacques Régnière, chercheur scientifique au Service canadien des forêts à Québec. Il y a bien de l'arrosage aérien, mais il cible seulement de petites superficies qui ont une bonne valeur commerciale, rappelle le chercheur.

Devant la menace, l'objectif est désormais d'enrayer, ou à tout le moins ralentir, la vitesse de l'infestation de TBE à la frontière avec le Nouveau-Brunswick, où on commence à trouver des traces de l'arrivée de cette chenille ravageuse. Le Service canadien des forêts (SCF) utilise une stratégie d'intervention hâtive, qui cible notamment les oeufs pondus par la TBE transformée en papillon.

Ces papillons, qui peuvent se déplacer par milliards d'individus, n'ont eu aucune difficulté à traverser le Saint-Laurent, a souligné

M. Régnière. «Quand les conditions sont là, comme un système orageux, les papillons peuvent facilement être transportés sur une distance de 200 kilomètres en une nuit», a-t-il précisé.

Les scientifiques commencent à mieux comprendre le déplacement des papillons de la tordeuse, déplacement régi entre autres par les vents dominants mais aussi d'autres facteurs comme la température. La stratégie d'intervention hâtive permettra d'améliorer la détection et le suivi de ces populations.

Avec les informations cumulées au cours des cinq dernières années, Jacques Régnière se dit confiant dans le succès de la stratégie d'intervention hâtive. «Si on peut parvenir à diminuer un peu les populations, les ennemis naturels de la tordeuse vont pouvoir prendre le dessus sur les populations qui vont rester», a-t-il conclu.

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