Eau contaminée: la méfiance règne entre la MRC de Bellechasse et Armagh

Le directeur général adjoint de la MRC de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le directeur général adjoint de la MRC de Bellechasse, Christian Noël, est formel. Dans les analyses d'eau réalisées en août par la firme Aquatech, il souligne qu'on n'a trouvé dans l'eau des puits des résidents vivant à proximité du lieu d'enfouissement technique d'Armagh aucune trace de contaminants pouvant provenir du dépotoir.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) La MRC de Bellechasse persiste et signe : le lieu d'enfouissement technique (LET) d'Armagh n'est pour rien dans la contamination de l'eau des résidents qui habitent tout près. Et si la municipalité souhaite faire ses propres analyses au printemps, c'est qu'elle croit que les tests commandés par la MRC sont biaisés, déplore le directeur général adjoint Christian Noël.

«Selon nous, si la nappe phréatique d'eau était vraiment contaminée par le LET, il y aurait des dépassements de normes pour plusieurs paramètres analysés. Ce qui n'est vraiment pas le cas.» Le directeur général adjoint de la MRC de Bellechasse, Christian Noël, est formel. Dans les analyses d'eau réalisées en août par la firme Aquatech, il souligne qu'on n'a trouvé dans l'eau des puits des résidents vivant à proximité du lieu d'enfouissement technique d'Armagh aucune trace de contaminants pouvant provenir du dépotoir. Que des entérocoques et des coliformes. Et des valeurs hautes en fer et en manganèse, et, pour ces deux paramètres, c'est fréquent dans le secteur, dit-il. 

D'autres analyses

Pourtant, non convaincu, le maire d'Armagh, Oneil Lemieux, affirmait mardi dans Le Soleil que la municipalité demandera ce printemps à une firme spécialisée de réaliser d'autres analyses d'eau sur plusieurs puits. L'eau de ces puits est non potable et dégage une forte odeur d'oeufs pourris, a constaté Le Soleil lors d'une visite à Armagh plus tôt ce mois-ci. Les résidents, dont Sophie Thibeault, s'inquiètent pour leur santé et celle de leurs enfants. De plus, ils respirent depuis cinq ans des émissions de sulfure d'hydrogène causées par l'utilisation comme matériau de recouvrement journalier de débris de construction contenant de la poussière de gypse, et ce, entre 2009 et 2012.

Si la municipalité souhaite faire d'autres analyses, c'est qu'elle croit que celles de la MRC, propriétaire du lieu d'enfouissement, sont faussées par rapport à la réalité, opine Christian Noël. «Le climat de confiance est à zéro entre la MRC et la municipalité», constate-t-il. Cinq ans de désagréments vécus par les citoyens riverains du LET n'ont pas aidé, convient le directeur général adjoint. 

La MRC croyait pourtant que les travaux d'étanchéité et de recouvrement final réalisés à l'automne régleraient le problème d'émissions de gaz. Ce qui, visiblement, n'a pas été le cas. L'administration a mandaté la firme WSP pour vérifier l'étanchéité et détecter la présence possible de sources d'émission d'odeurs. Les ingénieurs seront sur place d'ici quelques jours.

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