Armagh: le dépotoir n'avait pas sa place si près des maisons, croit le maire

«Qu'est-ce qu'on peut faire maintenant que c'est commencé?... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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«Qu'est-ce qu'on peut faire maintenant que c'est commencé? C'est sûr que c'est déplaisant pour les citoyens aux alentours. [...] Ça ne doit pas être bon pour la santé de respirer cette merde-là», convient le maire Oneil Lemieux.

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le lieu d'enfouissement technique d'Armagh n'aurait jamais dû être installé aussi près des maisons. À cause de cette mauvaise décision, les citoyens vivent l'enfer et la municipalité est prise entre l'arbre et l'écorce.

C'est le constat implacable du maire d'Armagh, Oneil Lemieux. «Le lieu d'enfouissement technique, il n'aurait jamais dû être mis là. Il y a trop de maisons dans le secteur», a-t-il confié au Soleil lundi, en entrevue téléphonique. 

Le Soleil rapportait hier le cas de plusieurs citoyens qui vivent à proximité du lieu d'enfouissement technique (LET) d'Armagh et qui subissent régulièrement les effets d'émissions de sulfure d'hydrogène en provenance du dépotoir. Des émissions nocives qui ont des impacts sur leur santé. De surcroît, ils soupçonnent que le LET est responsable de la contamination de l'eau de leur puits, qui est impropre à la consommation. Une prétention que démentent la MRC et le ministère de l'Environnement. 

Le ministère de l'Environnement a permis l'implantation du LET, qui est géré par la MRC, rappelle M. Lemieux. Le tout s'est bien sûr fait avec l'accord de l'administration municipale de l'époque, une décision que déplore le maire actuel. Selon lui, on aurait dû choisir un terrain éloigné, afin de limiter les inconvénients sur la population. 

«C'est sûr que ça donne des compensations, mais c'est bien plus de trouble que d'autre chose.» La municipalité reçoit en effet quelque 90 000 $ par année de la MRC pour compenser l'usure de ses infrastructures routières, par exemple.

«Qu'est-ce qu'on peut faire maintenant que c'est commencé? C'est sûr que c'est déplaisant pour les citoyens aux alentours. [...] Ça ne doit pas être bon pour la santé de respirer cette merde-là», convient le maire. 

La municipalité constate que les moyens mis en place par la MRC pour réduire les inconvénients ne sont pas aussi efficaces que ce qu'on avait annoncé. «La MRC, ils font bien leur possible. Le dernier recouvrement devait permettre d'avoir zéro odeurs. Mais c'est pas ça qui arrive.»

Analyses au printemps

Maintenant, que compte faire Armagh pour soulager les résidents incommodés? La municipalité s'attaquera au problème de contamination des puits, affirme Oneil Lemieux. Ce printemps, son administration réalisera de nouvelles analyses d'eau, à ses frais, afin de déterminer si un panache de pollution provient du LET. S'il s'avérait que c'était le cas, Armagh envisagerait sérieusement la possibilité de poursuivre la MRC, annonce déjà le maire. «On va agir. Si c'est vraiment le site d'enfouissement qui pollue leur eau, on va s'organiser pour prendre des procédures contre la MRC.» 

Pas question cependant d'acheter les maisons afin de permettre à leurs propriétaires de se relocaliser, souligne M. Lemieux. «Présentement, ce n'est pas venu à la table du conseil.»

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