Cimenterie de Port-Daniel: Environnement vert-plus demande la démission de Heurtel

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Gilles Gagné
Le Soleil

(Carleton) Le dépôt par le gouvernement du Québec d'un projet de loi visant à soustraire la cimenterie de Port-Daniel à un examen éventuel du BAPE incite le groupe gaspésien Environnement vert-plus à réclamer la démission du ministère de l'Environnement, David Heurtel.

Le président d'Environnement vert-plus, Bilbo Cyr, trouve renversant que le gouvernement libéral de Philippe Couillard soit non seulement juge et partie dans le dossier de Ciment McInnis, mais qu'il intervienne aussi comme législateur.

«Il est juge, parce que c'est le ministre de l'Environnement qui a droit de regard sur les recommandations du BAPE [Bureau d'audiences publiques en environnement], il est parti parce qu'il [l'État] a investi 450 millions  $ dans le projet, et il est législateur parce qu'il modifie la loi pour éviter des ennuis à une compagnie dans laquelle il est partenaire. Ça n'a «pas de rapport» que le ministre de l'Économie [Jacques Daoust] dépose un projet de loi touchant l'environnement. Il [le ministre Heurtel] n'a rien dit. C'est un incompétent. Il l'a prouvé à maintes reprises, dont à Cacouna. Il doit partir», affirme M. Cyr.

Environnement vert-plus s'est retiré lundi d'un recours en justice initié en août avec le Conseil québécois du droit à l'environnement et le cimentier Lafarge afin de faire invalider le certificat d'autorisation émis par le ministère de l'Environnement, certificat donnant le feu vert à Ciment McInnis pour amorcer la construction du complexe d'un milliard$ de Port-Daniel. L'usine est en voie d'érection.

Ciment McInnis et le Conseil québécois du droit à l'environnement se sont entendus pour tenter, en médiation, de faire un suivi sur le respect de normes d'émissions de gaz à effet de serre et d'autres contaminants, de même que les normes touchant les mammifères marins. 

Environnement vert-plus (EVP) ne participera pas à la médiation notamment parce que l'organisme tente d'obtenir depuis 2012 des informations qu'il juge du ressort public. La médiation n'a aucune portée légale.

«Il n'y a pas d'entente du tout entre EVP et Ciment McInnis. Pour participer, il aurait fallu que McInnis divulgue les informations qu'elle cache, comme la teneur en soufre des carburants qu'elle utilisera, par exemple le coke de pétrole. Il ne s'agit pas de secrets industriels, mais de renseignements nécessaires pour avoir une idée de l'impact du projet. Ciment McInnis a refusé. Nous ne sommes pas à vendre et nous conservons notre droit de parole, ce que la compagnie aurait voulu nous enlever, en médiation», précise M. Cyr.

Projet économique

Contactée en fin de journée, la porte-parole du cimentier Lafarge a par ailleurs indiqué que l'entreprise poursuit ses démarches devant les tribunaux. Karine Cousineau a signalé que les procédures sont cependant reportées à une date indéterminée. La cause devait être entendue au début de mars.

Quant à elle, la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, exprime son appui au projet de loi du gouvernement Couillard.

«Je suis vraiment contente de voir le gouvernement libéral, entériné par le Parti québécois, prendre cette orientation. Ce n'est pas un projet environnemental; c'est un projet économique qui doit répondre à des normes environnementales», dit-elle. Avec Michel Corbeil

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