Un hiver exceptionnellement chaud... sauf au Québec

Environnement Canada a mesuré une température moyenne de... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Environnement Canada a mesuré une température moyenne de - 14,8 °C en janvier dans la région de Québec, soit 2 °C plus froid que la moyenne. À l'échelle planétaire, il a plutôt fait 0,75 °C plus chaud.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Changements climatiques

Environnement

Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

(Québec) Le mois de janvier dernier vous a semblé particulièrement froid? Eh bien, l'hiver s'est effectivement fait mordant dans la Belle Province... mais vous avez tort quand même : d'après les données les plus récentes de la NASA, il s'agissait du deuxième mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. Vous avez bien lu : «le plus chaud». Seulement, il semble que le réchauffement planétaire a «oublié» de réchauffer le Québec...

Le Québec est un des rares endroits où... (Image fournie par la NASA) - image 1.0

Agrandir

Le Québec est un des rares endroits où janvier fut plus froid (zone bleue) qu'à l'habitude, et non plus chaud (zones rouge et jaune). 

Image fournie par la NASA

À l'échelle de la planète, janvier 2015 fut 0,75 °C plus chaud que la moyenne de 1951-1980 - seul le mois de janvier 2007 (+ 0,93 °C) fut plus chaud. Mais comme le montre la carte ci-haut, il n'en est rien paru au Québec, un des rares endroits où janvier fut nettement plus froid qu'à l'habitude.

À l'aéroport Jean-Lesage, Environnement Canada a mesuré une température moyenne de - 14,8 °C le mois dernier, soit 2 °C plus froid que la moyenne (12,8 °C). Notons que pas plus tard qu'en 2009, il a fait - 16 °C en moyenne à Québec en janvier, mais que les hivers les plus cléments, il fait autour de -7 °C durant le premier mois de l'année.

Ce n'était pas la première fois que la température québécoise se trouvait en porte-à-faux avec la tendance mondiale. En novembre dernier, alors que l'hiver prenait place ici avec un bon mois d'avance, les thermomètres du reste du globe battaient des records. Simple coïncidence ou signe d'une tendance à venir?

Pas de réponse claire

«En fait, on n'a pas encore de réponse claire», dit la climatologue Dominique Paquin, du consortium Ouranos, qui tente de comprendre comment se manifestera le réchauffement climatique au Québec. 

Dans tous les cas, souligne-t-elle, il s'agit de seulement deux années, soit un échantillon insignifiant d'un point de vue climatique. Mais il n'est pas impossible qu'une région se refroidisse même si la planète, dans son ensemble, se réchauffe. L'augmentation des températures est une chose, la répartition de la chaleur en est une autre.

Dans le cas du Québec, dit Mme Paquin, «plusieurs hypothèses différentes» sont à l'étude. Par exemple, illustre-t-elle, «le fait que l'Arctique se réchauffe plus vite, ça fait que le gradient de température du pôle vers l'équateur diminue, alors les vents dominants qui maintiennent normalement l'air polaire au nord deviennent moins forts. Et ça, ça fait que les méandres de ces vents-là deviennent plus libres, plus larges», permettant ainsi à plus d'air polaire de descendre vers le sud. 

«C'est ça qui se produit en ce moment au Québec, mais est-ce que c'est une tendance qui va se maintenir à long terme? Il est encore trop tôt pour l'affirmer.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer