Mur antibruit efficace le long de l'autoroute Laurentienne

Aménagé sur 250 mètres le long de l'autoroute... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Aménagé sur 250 mètres le long de l'autoroute Laurentienne, à Charlesbourg, le mur antibruit est constitué de panneaux de cèdre montés sur des pieux, comblés de laine minérale et bordés de végétaux.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La première section de mur antibruit construite en bordure de l'autoroute Laurentienne a réduit de neuf décibels (dB) le bruit causé par la circulation. Cela respecte l'objectif fixé par la Ville de Québec et ouvre la voie à l'aménagement des 1750 mètres restants, mais pas avant 2017.

Le Soleil a obtenu le rapport des consultants mandatés par la Ville pour évaluer le projet pilote lancé l'an dernier en partenariat avec le ministère des Transports du Québec (MTQ). «Les niveaux sonores sont conformes aux exigences de la Ville de Québec pour les résidences situées à l'intérieur de la zone de protection de l'écran», écrivent-ils.

Le but était de ramener le bruit ambiant sous la barre des 60 dB à la première rangée de résidences. Les données prélevées sur l'avenue Trudelle révèlent des niveaux sonores autour de 58 dB. Le bruit demeure uniforme «que l'on soit proche du mur ou des habitations», est-il indiqué. 

Ces résultats concordent avec la contre-expertise réalisée par d'autres spécialistes, mandatés ceux-là par les résidents impliqués dans le recours collectif intenté contre le MTQ pour pollution sonore. Pour une meilleure efficacité acoustique, la firme Vinacoustik a toutefois suggéré d'ajouter une âme de béton au milieu du mur. 

Aménagé sur 250 mètres le long de l'autoroute Laurentienne, à Charlesbourg, l'ouvrage est constitué de panneaux de cèdre montés sur des pieux, comblés de laine minérale et bordés de végétaux. 

L'avocat des citoyens, Me Michel C. Chabot, réclame une rencontre entre experts pour discuter de la technologie avant la poursuite du projet. 

La Ville de Québec et le MTQ ont prévu étirer le mur sur 1750 mètres entre le boulevard de l'Atrium et la rue de Marsan. Des sommes sont inscrites au budget d'investissement de la Ville de Québec : 200 000 $ pour des études complémentaires de caractérisation en 2015, puis

700 000 $ en 2016 et 3 millions $ en 2017 pour la construction. 

C'est un an de plus qu'avancé par les élus lors de l'annonce du projet pilote en 2012, même si Québec, qui est maître d'oeuvre et acquitte 50 % de la facture, se défend aujourd'hui d'avoir arrêté une date de réalisation. «Il n'y a jamais eu d'échéancier public», affirme le porte-parole David O'Brien. 

Me Chabot ne s'en offusque pas. Pour lui, l'important, c'est que le mur se fasse. Il est d'ailleurs prêt à amender la poursuite si les gouvernements prennent l'engagement formel, devant la Cour supérieure, que l'ouvrage sera réalisé. Il ne sera alors plus nécessaire de tenir un débat sur l'à-propos et la qualité du mur pour atténuer le bruit du trafic. Les dates du procès pourront être fixées en fonction du nombre de jours nécessaires pour entendre la cause.

La question des dommages reste en effet entière. Même s'ils se plaignent du bruit de l'autoroute depuis 30 ans, les quelque 1300 citoyens qui participent au recours collectif réclament 10 000 $ par année depuis 2009 pour atteinte à leur santé et perte de jouissance. Advenant une victoire, le gouvernement du Québec serait donc forcé de payer des dizaines de millions de dollars en dommages.

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