Le port de Québec pressé de passer de la parole aux actes

Le port de Québec prévoit désormais recourir systématiquement... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le port de Québec prévoit désormais recourir systématiquement à des consultants indépendants pour réaliser les études des effets environnementaux, de consulter le public et de tenir compte des commentaires recueillis.

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(Québec) Le parti pris pour l'environnement affiché par le Port de Québec en ce début d'année fait réagir. Ses dirigeants sont invités à passer de la parole aux actes.

Les députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la région de Québec ont salué vendredi l'annonce de la mise en place d'un nouveau processus d'évaluation environnementale par l'Administration portuaire de Québec (APQ). Il est désormais envisagé de recourir systématiquement à des consultants indépendants pour réaliser les études des effets environnementaux, de consulter le public et de tenir compte des commentaires recueillis.

Dans un communiqué de presse, le député fédéral de Beauport-Limoilou, Raymond Côté, a parlé d'un «pas dans la bonne direction». Son équipe a exprimé le souhait que les nouvelles mesures soient présentées et surtout mises en application rapidement.

Véronique Lalande, porte-parole du groupe citoyen Vigilance Port de Québec, croit aussi que le Port doit concrétiser ses annonces. Elle dit déceler une mauvaise habitude chez ses vis-à-vis qu'elle talonne depuis l'épisode de poussière rouge d'octobre 2012, celle de «lancer des choses comme ça pour calmer la grogne». «Après, les gens prennent pour acquis que c'est réglé», déplore-t-elle.

Mme Lalande prend pour exemple l'engagement de publier les données que le Port possède sur la qualité de l'air et celui de revoir le plan d'utilisation des sols. Deux engagements qui tardent à être respectés, comme l'écrivait Le Soleil cette semaine.

«Ils ne publient pas les résultats parce que c'est pas beau, c'est tout», conclut la citoyenne, qui réclame toujours des actions «en amont», soit le transbordement sous couvert des matières volatiles et des entrepôts fermés. Quant au plan d'utilisation des sols, elle croit que la consultation à la pièce, au fur et à mesure que les projets de développement se présenteront, aura pour effet de «diluer» l'effet sur le milieu.

Vieux problèmes

Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale, dit pouvoir comprendre certains retards, car «le Port a plusieurs grosses bouchées à prendre en même temps».

Mais ce qui ne lui revient pas, c'est la découverte récente d'études préparées dans les années 80 qui documentaient les problèmes de qualité de l'air et présentaient des solutions qui apparaissent encore pertinentes aujourd'hui.

«Ça m'a jeté par terre», lance M. Turgeon, qui se désole «qu'on en soit là, 30 ans plus tard, à essayer de corriger, à patcher.»

Ce dernier promet de suivre le dossier d'agrandissement qui concerne le secteur Beauport, qui ne lui apparaît pas justifié.

Le ministère de l'Environnement du Québec, qui a été appelé à commenter ces études avant Noël, nous a fait parvenir sa réaction vendredi. Son porte-parole, Frédéric Fournier, a fait savoir que les documents présentés à la commission fédérale sur le projet d'extension du Port de Québec n'étaient pas dans les archives du Ministère. Les fonctionnaires ont toutefois établi que «ces études datent de plus de 30 ans et ne sont plus représentatives de la réalité actuelle».

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