Ciment McInnis composera avec la zone d'exclusion d'un kilomètre

Ciment McInnis avait proposé de réduire la zone... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Ciment McInnis avait proposé de réduire la zone d'exclusion pour les mammifères marins à 500 mètres, estimant que le seuil maximal de 120 décibels, nuisible aux baleines, n'était pas atteint.

Collaboration spéciale Gilles Gagné

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(Port-Daniel) Le ministère fédéral des Pêches et des Océans renvoie la firme Ciment McInnis à ses devoirs et maintient à un kilomètre la zone d'exclusion à l'intérieur de laquelle l'entrepreneur bâtissant le terminal maritime de la future cimenterie doit cesser les travaux si des mammifères marins s'en approchent.

Dans un document révisé en octobre et émis en décembre, Pêches et Océans Canada a analysé «une note technique sur des mesures du bruit sous-marin généré par l'enfoncement des pieux» fournie par Ciment McInnis, qui, selon le ministère, demandait «une révision du rayon de surveillance, basée sur ce document».

Ciment McInnis souhaitait abaisser la zone d'exclusion à 500 mètres. Le ministère refuse cette demande parce que «l'examen des résultats présentés par le promoteur ne permet pas de conclure que l'atténuation du bruit dans le secteur où les travaux ont lieu est connue avec une certitude raisonnable. Les lacunes soulevées lors de l'analyse nous portent à juger les modèles pour les pertes de transmission comme étant hautement incertains, et les prédictions globales invalides».

La réponse de Pêches et Océans Canada à Ciment McInnis a été signée par huit experts de sa division des sciences. Ils notent aussi que la «très grande variabilité des estimations de niveaux de perte par transmission à différentes distances du projecteur de sons [...] ne permet de conclure à aucun modèle général pour estimer les pertes par transmission avec une précision raisonnable».

Chronologiquement, Pêches et Océans Canada a émis en juillet 2014 un certificat d'autorisation pour la réalisation du terminal maritime de Port-Daniel. Ce terminal prend la forme d'un «T» sur pilotis, avec une arête de 300 mètres vers le large, et une arête de 350 mètres presque perpendiculaire que les navires desservant la future cimenterie accosteront.

«Rideau de bulles»

Ce certificat établit la zone d'exclusion à un kilomètre. Ciment McInnis a envoyé sa réponse au ministère en septembre. La firme y a soumis des évaluations dans lesquelles elle indiquait que le seuil maximal de 120 décibels, qui indispose sérieusement les baleines, n'était pas atteint à 500 mètres, notamment en utilisant un «rideau de bulles».

Sylvi Racine, porte-parole de Pêches et Océans Canada dans ce dossier, précise que l'autorisation donnée par le ministère «est bonne s'il (Ciment McInnis) respecte les conditions émises en juillet [...] Les travaux se poursuivent si la zone d'exclusion de 1000 mètres est maintenue».

Maryse Tremblay, de Ciment McInnis, précise que la compagnie n'avait fait «qu'une suggestion de réduire à 500 mètres la zone d'exclusion [...] Ils [les gens du ministère] s'attendaient à quelque chose de plus méthodologique et scientifique. On est en train de revoir le rapport».

Sous peu, le sous-traitant Construction Hamel suspendra pour l'hiver la construction du terminal, qui consiste présentement en du coulage de béton. Elle reprendra en mars et sera terminée cette année.

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