Des tsunamis dans le Saint-Laurent?

Le fleuve Saint-Laurent pourrait déjà avoir été le...

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Le fleuve Saint-Laurent pourrait déjà avoir été le théâtre de plusieurs petits tsunamis avant l'occupation des premiers Européens en Nouvelle-France.

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(Québec) Le fleuve Saint-Laurent pourrait déjà avoir été le théâtre de plusieurs petits tsunamis avant l'occupation des premiers Européens en Nouvelle-France, mais rien de l'ampleur de celui qui s'est formé en 2004 dans l'océan Indien. Et il n'est pas exclu que le phénomène puisse se reproduire.

C'est du moins ce qu'ont découvert des chercheurs grâce à des relevés sismiques effectués dans le fond du Saint-Laurent au cours des dernières années, rapporte le sismologue à la commission géologique de Ressources naturelles Canada, Maurice Lamontagne.

Pour expliquer la chose, il rappelle qu'un tsunami est causé par tout mouvement important dans les fonds marins. Or, des cicatrices de glissements de terrain ont été répertoriées à plusieurs endroits dans l'estuaire du Saint-Laurent, et ce, jusqu'au Golfe. «Ça pourrait être une cause indirecte de tsunamis», soulève M. Lamontagne.

Mais puisque dans les écrits remontant aux premiers colons il n'y a aucune trace de «vagues» ou d'autre phénomène similaire, les spécialistes en déduisent que cela aurait pu se produire avant l'arrivée des premiers Européens. «Les tsunamis n'auraient pas atteint des ampleurs importantes, mais ils auraient pu causer quelques dommages s'il y avait eu des habitations près du fleuve», avance le sismologue.

Les vagues auraient ainsi pu atteindre quelques mètres plutôt qu'une trentaine, comme cela a été le cas dans l'océan Indien le 26 décembre 2004. Ce type de tsunami, «cosismique», a peu de chance de se produire au Québec puisque les fonds marins ne se déplacent pas aussi rapidement. Il aurait plutôt été question d'un mouvement local affectant des villages.

Le phénomène pourrait-il se reproduire? «On ne peut pas l'exclure», répond M. Lamontagne, rappelant encore une fois qu'il n'y aurait aucune mesure avec la catastrophe climatique meurtrière de 2004. Par mesure de précaution, il croit tout de même que si un tremblement de terre se faisait sentir au Québec, les populations riveraines auraient avantage à s'éloigner du fleuve au moins pendant quelques heures.

«C'est vrai partout à travers le monde», précise-t-il, rappelant aux Québécois qui voyagent à l'étranger de ne pas aller cueillir des coquillages sur le bord de la mer lorsque la mer se retire rapidement. «C'est plutôt le temps de prendre ses jambes à son cou!»

Population mieux préparée

Maurice Lamontagne se réjouit par ailleurs de savoir la population canadienne plus consciente des risques de tsunami depuis celui de l'océan Indien 2004, puis celui du Japon six années plus tard. De plus, le Canada fait partie d'un réseau international d'échanges sismiques qui permet de transmettre et recevoir des informations en provenance des quatre coins de la planète.

«Il ne faut pas oublier qu'un tsunami peut se propager à des milliers de kilomètres», rappelle le scientifique, qui souligne que la côte ouest est plus fragile à cet égard. Mais l'Est ne doit pas être oublié puisqu'il y a toujours une possibilité qu'elle soit touchée par une source éloignée.

M. Lamontage souligne aussi les efforts menés à l'intérieur de communautés, comme l'exercice de la Grande Secousse qui a eu un écho particulier dans la région de Charlevoix, où jusqu'à 200 secousses peuvent être décelées par année.

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