Le plan de la Ville de Québec pour le lac Saint-Charles reporté à 2015

La Ville de Québec effectue présentement une contre-expertise... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La Ville de Québec effectue présentement une contre-expertise d'un rapport de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Annoncés initialement pour cet automne, les moyens que la Ville de Québec compte prendre pour contrer le piètre état de santé écologique du lac Saint-Charles seront finalement connus au courant de l'année 2015.

«Dans le courant de l'année, on pourra rendre public un plan pour le lac Saint-Charles», a révélé le maire de Québec, Régis Labeaume, lors de l'analyse détaillée du budget en comité plénier à l'hôtel de ville hier matin.

«On va arriver avec un plan que je crois exhaustif. Et c'est pour ça que ça prend du temps. Parce que c'est pas si simple que ça», a reconnu M.Labeaume.

«Mais l'année 2015 sera notre plan d'action pour la préservation des sources d'eau potable», a-t-il promis.

Dans son PTI, la Ville de Québec a prévu 900 000 $ ces trois prochaines années pour des études de suivis aux actions qui devraient être posées.

En juin, Le Soleil révélait que des scientifiques sonnent l'alarme sur la santé du lac Saint-Charles, principale source d'eau potable de la Ville de Québec.

L'article faisait état des neuf menaces à la qualité de l'eau en plus de mentionner le refus de la Ville de Québec de rendre public le rapport de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).

Le maire Labeaume assure «ne pas cacher de données», mais que la Ville préférait ne pas diffuser le rapport le temps de mener d'autres analyses. La Ville, avait-il dit, ne veut pas se «tromper», et effectue une contre-expertise du rapport de l'APEL.

Mesures «drastiques»

Déjà en juin, M. Labeaume annonçait que certaines mesures pourraient être «drastiques».

Il n'avait pas caché que la station d'épuration des égouts de Lac-Delage est dans la mire.

«On le sait que la station d'épuration des eaux au Lac-Delage, elle est limite», avait-il donné en exemple en point de presse le 16 juin. «C'est juste que pour régler le problème, ça coûte très cher. On ne peut pas se tromper», avait poursuivi M. Labeaume.

«On ne veut pas que les autres villes contestent les rapports. Parce que ça se pourrait qu'on demande des mesures correctrices assez drastiques.»

À l'Association des riverains du lac Saint-Charles, le porte-parole Peter Marcoux n'est pas surpris. Il s'attendait déjà à une annonce en 2015, en janvier ou février espère-t-il.

Il s'étonne toutefois que seulement 900 000 $ soient réservés pour requinquer la principale réserve d'eau potable de la capitale dans le Programme triennal d'immobilisations. Avec 300 000 $ par année, M. Marcoux ne voit pas comment la Ville pourra financer adéquatement le traitement-choc nécessaire. Peut-être que la mairie juge que tous les problèmes sont dans la cour des voisins du nord, à Stoneham et Lac-Delage, analyse-t-il.

Avec Baptiste Ricard-Châtelain

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