Terminal pétrolier: Labeaume condamne aussi le choix de Cacouna

Des tests sysmiques à Cacouna.... (PHOTO CLÉMENT SABOURIN, ARCHIVES AGENCE-FRANCE-PRESSE)

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Des tests sysmiques à Cacouna.

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(Bruxelles et Québec) Le maire Régis Labeaume avait dit au grand patron de TransCanada, venu le rencontrer à son bureau, que c'était une mauvaise idée de jouer dans la cour des bélugas. Il répète que le promoteur doit chercher un autre endroit où établir son terminal pétrolier, toujours dans le Bas-Saint-Laurent.

À l'instar du premier ministre Philippe Couillard, M. Labeaume estime que le projet ne peut se faire à Cacouna, où le fleuve sert de pouponnière à une population de bélugas désormais considérée «espèce en voie de disparition». 

Quand Russell Girling, président-directeur général de TransCanada Pipeline, lui a demandé ce qu'il pensait de son projet d'oléoduc, cet automne, le maire lui a répondu : «Moi, je suis pour le projet. Mais le problème, c'est que dans quelques jours, j'adopte un béluga. Qu'est-ce que je fais?»

Revenant sur l'entretien, M. Labeaume a raconté avoir emprunté une expression de sa mère pour faire part de son inconfort au promoteur. «Tu as fait de ton pire», a-t-il lancé à M. Girling et ses lieutenants au Québec. 

Aujourd'hui, le maire pense qu'il «doit bien y avoir un moyen de trouver une autre place à quelque part» pour aménager le terminal pétrolier, qui servirait de point d'exportation pour les sables bitumineux de l'Ouest canadien. 

Quand on lui fait remarquer que d'autres sites étudiés par Trans-Canada sont beaucoup plus proches de Québec - Lévis Est, Saint-Nicolas, même le port de Québec ont été soumis -, M. Labeaume refuse de commenter. Il retourne plutôt le projet dans le Bas-Saint-Laurent, où une plus petite municipalité pourrait profiter davantage des retombées, selon lui. «C'est pas que je veux pas que ce soit dans la région [de Québec]. Je souhaiterais qu'une autre ville du Bas-Saint-Laurent puisse bénéficier de ça économiquement», précise-t-il. 

TransCanada doit chercher ailleurs que dans la région de Québec

TransCanada doit chercher ailleurs que dans la région de Québec pour relocaliser le projet de terminal méthanier qu'il destinait à Cacouna, affirme le GIRAM, le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées sur le milieu. Son vice-président Pierre-Paul Sénéchal a réagi à une déclaration du premier ministre du Québec. Mardi, Philippe Couillard a demandé au promoteur de l'oléoduc Énergie-Est d'abandonner l'emplacement de Cacouna, en raison de la nouvelle classification qui catalogue désormais le béluga comme «une espèce en voie de disparition». Pour M. Sénéchal, «les trois sites potentiels identifiés par TransCanada à l'est de Cacouna, soit Lévis Ville-Guay, la baie de Beauport et Saint-Nicolas, ne résistent pas à une analyse rigoureuse». Risques d'échouement et contraintes de navigation sont au nombre des problèmes sérieux que soulèverait un tel choix.

Avec Michel Corbeil

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