Maintenant «en voie de disparition», les bélugas laissés en paix jusqu'au printemps

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les bélugas, maintenant catalogués «espèce en voie de disparition», seront laissés en paix par TransCanada au moins jusqu'au printemps dans la région de Cacouna.

La firme reporte la reprise des travaux pour savoir si elle peut y implanter un port pour transborder le pétrole qu'elle veut y amener par pipeline à partir de l'Ouest, dont des hydrocarbures tirés des sables bitumineux de l'Alberta.

Dans un communiqué de presse, l'entreprise a lié sa décision à la recommandation récente du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Le groupe d'experts a soumis que le Saint-Laurent est maintenant fréquenté par moins de 1000 bélugas.

La baleine emblématique du fleuve fait maintenant «l'objet d'une nouvelle série de menaces croissantes dont la prolifération d'algues toxiques, la pollution, la perturbation causée par le bruit et le développement industriel».

Le Comité signale que «des signes préoccupants de déclins récents et de cas de mortalité inexpliquée chez de jeunes bélugas» l'incite à considérer le mammifère marin comme étant « en voie de disparition», non plus comme une espèce «menacée. Sans une protection de son habitat essentiel, on s'attend à ce que cette population continue de diminuer.»

En après-midi, TransCanada a annoncé que «nous avons décidé d'arrêter nos travaux à Cacouna». La firme pétrolière veut «prendre le temps d'analyser la recommandation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada». Elle évaluera les «impacts potentiels» du projet Oléoduc Énergie Est et révisera «toutes les options viables pour l'avenir».

Le projet de construction d'un terminal pétrolier au large de Cacouna a soulevé un tollé, entre autres chez les écologistes. Ils ont décrié le fait que la compagnie a choisi un secteur considéré comme la «pouponnière des bélugas» dans le Saint-Laurent.

En fait, le chantier pour conduire les différentes analyses techniques pour implanter les infrastructures est paralysé depuis des semaines. Les fonctionnaires du ministère de l'Environnement exigent un nouveau plan de match «pour réduire le bruit engendré par ses activités dans la zone d'exclusion» réservée aux bélugas.

En attendant ce feu vert, le permis pour poursuivre les travaux de forage est arrivé à échéance, vendredi. Selon nos informations, TransCanada a renoncé à demander un renouvellement du permis.

Une autorisation par Québec serait de bien peu d'utilité à brève échéance. D'ici peu, la glace se formera sur le fleuve. L'entreprise ne pourra reprendre les forages puisqu'elle se trouvera dans l'impossibilité de remplir une des conditions que posent les fonctionnaires de l'Environnement.

La compagnie doit s'assurer «que certaines espèces, y compris les mammifères dont font partie les bélugas, ne se trouvent pas dans la zone d'exclusion» pour réaliser les travaux, a-t-on fait valoir au Soleil.

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