La fuite près de l'Enfant-Jésus serait du gaz de schiste

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(Québec) Le gaz naturel qui fuit à côté de l'hôpital de l'Enfant-Jésus serait vraisemblablement du gaz de schiste, selon le géologue de l'INRS Michel Malo.

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Après que la flamme de la cheminée, installée samedi, se soit éteinte à au moins deux reprises durant la matinée de lundi, les autorités se sont réunies pour faire le point sur la marche à suivre. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Le quartier Limoilou, dit-il, se trouve «dans la province géologique des basses terres du Saint-Laurent. Dans le secteur concerné, le sol meuble repose sur des calcaires ou des shales [aussi connus sous le nom de schistes]. Et dans les shales, il peut y avoir du gaz naturel, et des poches plus poreuses.» On peut donc penser que les travaux de forage effectués proche de l'Enfant-Jésus auraient percé une zone poreuse remplie de gaz sous pression.

De telles situations ne sont pas fréquentes, mais ce n'est pas étonnant non plus, commente M. Malo. Les shales sont connus pour renfermer des hydrocarbures, et c'est justement ce genre de roche que l'industrie des gaz de schiste veut exploiter. Sur la rive nord, on peut trouver des shales qui affleurent à la surface, notamment aux chutes Montmorency ; là-bas, si l'on casse un morceau de shale, une odeur de gaz s'en dégage automatiquement. Lorsque les shales se forment sous des conditions de pression et de chaleur (autour de 200 °C) appropriées, la matière organique présente se décompose pour devenir du gaz naturel. Et comme ces roches sont très peu perméables, le gaz peut y rester prisonnier pendant des millions d'années.

Plusieurs chiffres différents (entre 50 et 80 mètres) ont circulé au sujet de la profondeur à laquelle se trouve la poche de gaz, que les pompiers ont dévié vers une torchère en fin de semaine afin de le brûler. À une profondeur de cet ordre, la poche de gaz «devrait être dans le roc», et donc dans un shale, avance M. Malo.

Autrement, poursuit-il, si la poche était située dans un creux rempli par des dépôts meubles, il se pourrait alors que le gaz ait été produit par des bactéries. De la même façon que les animaux rejettent du CO2 et de la vapeur d'eau dans l'atmosphère en respirant, certaines bactéries vivant dans des endroits où l'oxygène est absent produisent du méthane (la principale composante du gaz naturel) comme «déchet».

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