«Non à la route de l'huile», s'oppose le GIRAM

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Le GIRAM s'oppose à tout moyen de transports du pétrole sur le fleuve Saint-Laurent.

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(Québec) Le Groupe d'initiatives et de recherche appliquées au milieu (GIRAM) a joint sa voix vendredi aux autres groupes dénonçant l'utilisation du fleuve Saint-Laurent comme moyen de transport pour le pétrole.

Le GIRAM demande notamment «que le gouvernement du Québec aille plus loin que les engagements pris à ce jour et qu'il ordonne la tenue d'un BAPE [Bureau d'audiences publiques sur l'environnement] générique, «qui rend un enjeu de A à Z», portant sur l'ensemble des risques liés au transit du pétrole par le Saint-Laurent. Le groupe se prononce également contre le projet d'implantation d'un terminal pétrolier de TransCanada (projet Énergie Est), et ce, quel que soit l'endroit choisi sur le fleuve.

«Il n'y a pas de compromis possible», a indiqué fermement au Soleil Pierre-Paul Sénéchal, vice-président du GIRAM, groupe qui a été très actif dans le dossier de Rabaska. «C'est non, à la route de l'huile. Le Saint-Laurent n'est pas une autoroute. Une autoroute, ça prend des voies de sortie, ce que n'offre pas le fleuve».

Le GIRAM s'oppose à tout moyen de transports du pétrole sur le fleuve Saint-Laurent. Selon le groupe, parmi les nombreux navires-citernes qui naviguent sur le fleuve, plusieurs portent un pavillon de complaisance. Depuis janvier 2014, ce seraient au moins 15 de ces navires de catégories Suezmax ou Panamax (un million ou un demi-million de barils de pétrole) qui ont utilisé le fleuve avec leur cargaison. Ces navires-citernes naviguent sous des pavillons de complaisance de Malte, de Chypre, des îles Marshall, des Bahamas et du Libéria.

Un navire sous pavillon de complaisance est un navire portant un pavillon d'un pays différent du pays de son propriétaire. Ce qui permet au propriétaire de réduire ses coûts d'exploitation.

«En 2001, 63 % des pertes en tonnage absolu étaient liées à 13 pavillons de complaisance», indique le GIRAM dans un document remis au média.

«Avec ce système, combiné à d'autres d'ordre juridique, il est quasi impossible d'établir les responsabilités lors d'un naufrage ou d'une marée noire», conclue, M. Sénéchal.

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