Carte des zones inondables: Labeaume demande un sursis à Heurtel

Régis Labeaume... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Régis Labeaume

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Palo Alto, Californie) Le maire Régis Labeaume demande au ministre de l'Environnement de surseoir au décret adopté en juillet qui impose à la Ville de Québec d'adopter la carte de la zone inondable de L'Ancienne-Lorette avant le 31 décembre, le temps de souffler un peu et de trouver un terrain d'entente.

«On va arrêter de se disputer publiquement et on s'occupe des gens qui sont dans le problème», a lancé hier le maire de Québec, de la Californie, après des jours de guerre de mots avec le ministre de l'Environnement, David Heurtel.

«Je demande au ministre de surseoir à l'application du décret. S'il fait ça, on n'aura plus d'obligation de le voter pour le 31 décembre et deuxièmement, on n'inscrit pas immédiatement ces propriétés dans les zones inondables.»

Le maire a dit jeudi matin qu'il contactera le ministre dans le courant de la journée pour formuler officiellement sa demande.

Au cabinet du ministre, on préfère attendre avant de se prononcer sur la possibilité ou non de reporter la date.

«Nous allons attendre une lettre officielle de la part de la Ville», a indiqué en soirée l'attachée de presse adjointe de David Heurtel, Marie-Catherine Leduc.

Un décret gouvernemental de juillet oblige la Ville de Québec à adopter la carte de la zone inondable avant le 31 décembre. Le maire, ses deux vice-présidents du comité exécutif et le directeur général de la Ville affirmaient cette semaine qu'à défaut de le faire, la Ville s'exposait à des amendes de plus d'un million de dollars. Ce qu'a démenti le ministre Heurtel, mais aussi les fonctionnaires du ministère, a révélé Le Soleil, jeudi. Les amendes ne s'appliquent pas au cas de Québec, a indiqué une porte-parole, dans nos pages.

Hier, M. Labeaume continuait de soutenir que la date du 31 décembre était coulée dans le béton et qu'il n'était pas question pour lui de se mettre dans l'illégalité. «C'est sûr qu'ils nous obligeaient à voter pour le 31 décembre. Il n'y a aucun doute.»

Le sursis permettrait à tout le monde de réfléchir plus posément à la question, avance-t-il, demandant au ministre d'être «ouvert» à la discussion.

La nouvelle carte inclut 2000 maisons en zone inondable, et ce, malgré les travaux de 16 millions $ déjà réalisés et ceux de 48 millions $ à venir sur le réaménagement des berges.

Prouver hors de tout doute, comme le demandent les gens du ministère, que les maisons situées dans la zone ne risquent pas d'être inondées même après les travaux est impossible, martèle Régis Labeaume. «Le gros problème, il est là. Ils voudraient qu'on leur fasse la preuve à 100 %, c'est impossible. On ne peut pas, en toute responsabilité, garantir qu'il n'y aura jamais une inondation pendant 20 ans. On ne pourra jamais signer ça. C'est ça qui est fou là-dedans.» Avec Valérie Gaudreau

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