Oléoduc énergie est: des citoyens veulent un référendum

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Des citoyens et des groupes environnementaux ont réclamé lundi un référendum sur le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada qui doit traverser le territoire de Lévis.

Plusieurs citoyens se sont présentés au conseil municipal de Lévis devant le maire Gilles Lehouillier pour réclamer que Lévis imite Cacouna et consulte sa population sur le projet de pipeline que TransCanada veut faire passer sur le territoire de Lévis. La mairesse de Cacouna, Ghislaine Daris, a en effet annoncé que sa municipalité tiendrait un référendum sur la question puisque la compagnie veut construire à Gros-Cacouna un port pour superpétroliers.

Selon le comité citoyen STOPPP appuyé par l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et l'Association des propriétaires privés agricoles et forestiers (apPAF), il ne revient pas aux élus de décider seuls de donner ou non l'aval au projet de pipeline de TransCanada, qui doit permettre de faire circuler 1,1 million de barils de pétrole brut par jour sur 4600 kilomètres, de l'Alberta et de la Saskatchewan vers des raffineries de l'Est du Canada. L'oléoduc doit traverser le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Saint-Augustin-de-Desmaures et poursuivre sa course jusqu'au Nouveau-Brunswick, en traversant une grande partie de la ville de Lévis. 

Les citoyens soulignent qu'un référendum est d'autant plus important que des études géotechniques de TransCanada et dont Le Soleil a fait état la semaine dernière, ont levé le voile sur l'impossibilité d'assurer une traversée sécuritaire des cours d'eau à Lévis et ailleurs.

«On a un trésor à protéger, nos rivières, qu'on a mis beaucoup d'efforts à dépolluer et à mettre en valeur. C'est une cicatrice qui va être laissée dans le paysage», a évoqué Jean Gosselin, du groupe STOPPP.

France Lamonde, agricultrice de Saint-Jean-Chrysostome, et représentante de l'apPAF, a exprimé des réserves sur les intentions de TransCanada d'enfouir sa conduite à une profondeur moindre que celle d'Ultramar, ce qui fait craindre une contamination des drains agricoles en cas de rupture.

Denise Carrier, de Saint-Nicolas, s'est dite inquiète des déversements et des explosions possibles avec le pipeline.

«Vous qui avez fait voeu de transparence, est-ce que vous entendez suivre l'exemple de Cacouna qui consulte sa population par le biais d'un référendum, étant donné l'ampleur de ce qui se présente devant nous?» a demandé Jean Gosselin.

Pas de référendum, dit Lehouillier

Le maire Gilles Lehouillier n'a pas l'intention de procéder par référendum, puisque la situation est différente entre la construction d'un port pétrolier et le passage d'un oléoduc, dit-il. Mais la population sera informée, a-t-il assuré. «Nous procéderons nous-mêmes à nos propres soirées d'information.»

Le maire a par ailleurs évoqué les préoccupations de la Ville : Quelles seront les mesures d'urgence, les mesures de protection d'eau potable, les fonds de prévoyance et de compensation, les choix de tracés, les retombées? «Nous allons demander à l'Office de l'énergie de s'assurer que les documents que la compagnie lui a fournis sont à jour», a-t-il mentionné, ayant constaté lui-même que les informations données n'étaient pas complètes.

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