Zones inondables: Labeaume passe outre le ministre Heurtel

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Le ministre de l'Environnement David Heurtel

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(Québec) La grogne de Régis Labeaume contre le ministre de l'Environnement David Heurtel sur les zones inondables s'amplifie. Au point où le maire de Québec passe maintenant outre le ministre et parle directement du dossier avec «l'entourage» du premier ministre Philippe Couillard.

La Ville de Québec, qui a rendu publiques les nouvelles cartes de zones inondables lundi, va même jusqu'à remettre en question les quelque 50 millions $ de travaux prévus pour sécuriser les berges de plusieurs rivières.

Au coeur du litige : un désaccord «total» entre la Ville et le ministère de l'Environnement quant à l'impact sur l'évaluation et l'assurabilité de quelque 2000 maisons additionnelles incluses dans la nouvelle carte des zones inondables.

La Ville de Québec, qui a déjà investi 16 millions $ en travaux et en prévoit 48 millions $ de plus, veut que le ministre s'engage à retirer les maisons de cette zone lorsque les travaux seront terminés.

Le ministre David Heurtel soutient plutôt que le fait qu'une résidence soit dans une carte de zone inondable n'affecte pas sa valeur.

Or, cette position «rigide» du ministre irrite Régis Labeaume qui parle maintenant à «l'entourage» du premier ministre Couillard. 

«Je suis ailleurs au gouvernement pour régler ça», a-t-il dit. 

Désaveu du ministre? «Ce n'est pas un désaveu, mais moi, je suis rendu là. Je veux régler le problème et quand ils ont dit que ça n'a aucune conséquence, ça veut dire qu'on ne vit pas sur la même planète», a poursuivi le maire avant le conseil municipal lundi.

Adoption pour éviter les pénalités

La Ville de Québec refuse d'adopter les cartes de zones inondables. Sauf celle de L'Ancienne-Lorette qui doit être votée avant le 31 décembre car elle fait l'objet d'un décret gouvernemental. En ne l'adoptant pas, la Ville s'expose à des amendes allant jusqu'à 1 million $.

Ce n'est pas le cas pour les autres cartes, touchant des rivières dont Saint-Charles, Duberger, Cap-Rouge et Beauport. Pour ces dernières, la Ville espère que le ministre changera d'avis.

«En les déposant, on veut que les citoyens qui sont touchés soient informés», a dit la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux.

Une façon, peut-être, aussi, de mettre de la pression sur le ministre de l'Environnement.

«Ce n'est pas l'objectif premier mais s'ils le font, bravo», a lancé le maire.

Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, a pour sa part laissé entendre que sans changement de cap du ministre, la Ville pourrait être moins enthousiaste à investir autant dans les travaux. Injecter 48 autres millions de dollars sans atteindre l'objectif premier qui est de sortir les maisons des zones inondables après le renforcement des berges, dit-il, «laisse un goût amer».

En soirée, l'attachée de presse adjointe du ministre David Heurtel, Marie-Catherine Leduc, a indiqué au Soleil que «ni le ministre, ni le Ministère, n'ont pris part à la décision de la Ville de Québec d'intégrer à ce moment-ci ses cartes de zones inondables dans son schéma d'aménagement urbain et ainsi de se conformer au décret de septembre 2013».

On peut consulter la carte des zones inondables dans Internet.

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