Oléoduc Énergie Est: TransCanada n'aura pas «carte blanche»

Une barge de TransCanada, installée sur le fleuve... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Une barge de TransCanada, installée sur le fleuve entre Saint-Augustin et Saint-Nicolas, effectuant des travaux de carottage.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, ardent convaincu des avantages économiques du projet Énergie Est de TransCanada Pipeline, a avisé mardi qu'il n'était pas question de donner carte blanche à la compagnie qui veut construire un nouvel oléoduc qui passera notamment par la rive nord du fleuve, sous son lit, et par Lévis.

Le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand veut... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

Agrandir

Le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand veut prendre connaissance du volumineux projet de TransCanada, désirant analyser les retombées économiques et environnementales d'abord.

Photothèque Le Soleil

«Il y a dans ce projet-là certains avantages, il y a des inconvénients. Je pense que ce n'est pas un dossier qui est simple. Mais il est clair que pour nous, il n'est pas question de donner carte blanche à TransCanada. Elle devra faire la démonstration qu'il y a des bénéfices économiques. Elle devra faire la démonstration que sur le plan environnemental, ce projet-là est acceptable. Et elle devra faire la démonstration également que nos approvisionnements gaziers vont être sécurisés pour l'avenir.»

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a fait cette déclaration alors qu'il était justement à Lévis, mardi matin, pour participer à une conférence de presse sur un projet vert : l'installation à Lévis de 12 bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Le Soleil révélait ces derniers jours qu'une étude remise à TransCanada met en relief les «hauts risques» que représente le projet de faire traverser le pipeline sous le Saint-Laurent à la hauteur de Saint-Augustin et l'«infaisabilité technique» de l'enfouir sous la rivière Etchemin sur la Rive-Sud.

Le ministre et son équipe étudient actuellement le projet de TransCanada qui a été déposé officiellement la semaine dernière sur le site Web de l'Office national de l'énergie et dont la description s'étale sur 30 000 pages.

«On veut regarder la question des retombées [économiques], on veut regarder la question environnementale, et je sais que sur le tracé, il semble y avoir certaines problématiques alors nous allons évaluer cela. Il y a également un enjeu d'approvisionnement gazier qui existe.»

Le projet de TransCanada prévoit en effet que le pétrole des sables bitumineux en provenance de l'Alberta empruntera une conduite actuellement utilisée pour le transport du gaz naturel entre North Bay, dans le Nord-Ouest ontarien, et Ottawa. Conséquemment, la compagnie propose de remplacer ce tronçon par un nouveau gazoduc de plus petit diamètre. Ce que combat bec et ongles la présidente de Gaz Métro, Sophie Brochu, qui y voit une «incohérence énergétique» qui pourrait coûter 100 millions $ par année aux consommateurs québécois.

Le gouvernement évaluera le problème dans son ensemble et se prononcera plus tard. «Le Québec n'a pas à se prononcer immédiatement sur le projet TransCanada. Il va le faire probablement quelque part à l'automne 2015. Il va comparaître devant l'Office national de l'énergie», a dit le ministre Arcand.

Lehouillier inquiet pour la qualité de l'eau

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a rappelé que ses inquiétudes demeurent en ce qui concerne la qualité de l'eau potable et la sécurité. Lévis fera valoir son point de vue en concertation avec les autres membres de la Communauté métropolitaine de Québec. 

Mais au sein de l'administration, on cherche aussi à avoir davantage d'informations sur les implications d'un tel projet. «On a formé un comité de travail multidisciplinaire à la Ville de Lévis pour nous faire des recommandations. Il va éplucher le rapport et c'est certain qu'on va être proactif. Notre intention sur l'oléoduc, c'est de travailler au niveau de la CMQ.»

La Ville commandera aussi ses propres études pour être en mesure de formuler des demandes «très précises». Il n'est pas impossible que Lévis souhaite se présenter devant l'Office de l'énergie pour faire part de ses questionnements en ce qui concerne ses propres cours d'eau. 

Le projet d'oléoduc Énergie Est vise à transporter entre 500 000 et 850 000 barils de pétrole brut par jour sur 4400 kilomètres.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer