La Ville de Québec «adopte» un béluga

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(Québec) Des chercheurs qui étudient les bélugas du Saint-Laurent ont lancé lundi une campagne de financement, et la Ville de Québec a décidé de montrer l'exemple en «adoptant» un béluga - dont le nom sera décidé par l'entremise d'un concours pour les élèves du primaire de la ville.

«Je suis de ceux qui pensent qu'il va falloir poser des gestes importants pour le Saint-Laurent. La ressource n'est pas inépuisable, et je vous dirais même que quant à moi, elle est en danger», a déclaré lundi le maire de Québec, Régis Labeaume, lors du lancement de la campagne, au Château Frontenac.

Portée par le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), la campagne consiste à adopter un béluga - au coût de 5000 $ pour un an -, afin de financer les activités scientifiques de l'organisme. En retour, les «parrains» recevront des nouvelles de «leur» béluga, dans la mesure où les chercheurs en mer les aperçoivent.

Québec fait partie d'un groupe de 25 municipalités, incluant Montréal et Lévis, qui ont décidé de supporter la cause en donnant 1 ¢ par habitant, ce qui leur permet d'adopter collectivement 10 cétacés. La capitale a ainsi versé un total de 10 000 $, Lévis 6400 $ et Montréal 22 000 $.

Les grandes corporations sont invitées à emboîter le pas - la Canadian Steamship Line, qui a appartenu à l'ex-premier ministre fédéral Paul Martin jusqu'en 2004, était présente lundi -, de même que les particuliers, qui peuvent se regrouper pour adopter un béluga.

C'est d'ailleurs là une chose qui s'était produite lors d'une première campagne de financement de la sorte, que le GREMM avait lancée en 1988 : 130 bélugas avaient été adoptés, dont le tiers par de simples citoyens.

«Le béluga a encore besoin de nous. On a découvert récemment que sa population est de nouveau en déclin, et on a décidé de relancer la campagne», a expliqué lundi le président du GREMM Robert Michaud.

La campagne des années 80 et 90, se souvient-il, avait non seulement permis de financer une partie des activités de recherche du GREMM - 650 000 $ avaient été recueillis sur plusieurs années -, mais elle s'était aussi avérée un «grand succès de sensibilisation. [...] On demandait 5000 $ par année et par béluga, on pensait qu'il y aurait seulement des grandes corporations qui adopteraient, mais les citoyens en ont adopté autant. Des auditeurs de stations de radio s'étaient organisés, et même des groupes étudiants.»

Concours

Sur une note plus légère, il semble qu'il faille maintenant trouver un nom au béluga adopté par la Ville de Québec. Les élèves du primaire seront donc appelés à envoyer leurs suggestions à la mairie, mais on ignore quel genre de prix remportera le gagnant, puisque M. Labeaume a improvisé ce concours lors du point de presse.

Chose certaine, «Denis» est encore disponible : le maire de Montréal, Denis Coderre, a fait savoir par Twitter qu'il refusait que «son» béluga se prénomme ainsi...

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