TransCanada attendra le feu vert de Québec

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Le secteur de Cacouna est considéré comme une pouponnière pour le béluga, une espèce menacée.

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(Québec) TransCanada a soumis au ministre de l'Environnement les correctifs à son plan de travail et attendra le feu vert avant de reprendre ses travaux au large de Cacouna.

Tard en soirée mercredi, l'entreprise qui veut construire un terminal pétrolier a fait parvenir au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques sa proposition de mesures pour atténuer les conséquences du forage exploratoire sur la population de bélugas.

«Nos analystes sont sur le dossier, mais on ne peut pas dire combien de temps cela prendra pour faire le travail», a indiqué Frédéric Fournier, porte-parole pour le Ministère. «On va prendre le temps qu'il faut pour analyser ça rigoureusement.»

Tant que Québec n'aura pas donné son assentiment, TransCanada ne pourra retourner ses barges sur le fleuve pour reprendre ses sondages géotechniques, explique M. Fournier.

Fin septembre, la Cour supérieure a prononcé une injonction pour empêcher la reprise des travaux avant le 16 octobre. Un «rapport de bruit» qui devait être fait par l'entreprise a été transmis au ministère de l'Environnement. À au moins deux reprises, les travaux effectués par TransCanada ont produit des sons qui ont dépassé le seuil de 120 décibels bien au-delà du rayon d'exclusion de 540 mètres autour de la zone de forage. Le secteur de Cacouna est considéré comme une pouponnière pour le béluga, une espèce menacée.

«Un dossier important»

Chez TransCanada, un porte-parole affirme que l'entreprise se conforme de bon gré aux exigences de Québec. «C'est un dossier important et sérieux alors on va laisser au Ministère le temps faire ses vérifications comme il le faut, indique-t-on. On a hâte de pouvoir procéder avec les travaux, mais on comprend qu'il y a des délais à respecter.»

Au cours de la fin de semaine, plusieurs centaines de manifestants ont dénoncé à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, le projet de terminal. Citoyens et écologistes réclament que Québec retire à TransCanada son certificat d'autorisation pour les travaux de forage.

Jeudi, le député péquiste Sylvain Gaudreault a déploré que le ministre David Heurtel offre «une autre chance» à l'entreprise de se conformer. «La compagnie a enfreint la condition principale du certificat d'autorisation octroyé en août par le ministre», a déploré le député de Jonquière. «TransCanada avait jusqu'à hier [mercredi] pour se conformer à la loi, ce qu'elle n'a pas fait. Il n'y a plus de défense possible pour le ministre Heurtel. Il faut qu'il révoque sans délai le certificat d'autorisation.»

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