Tempête au Népal: une femme de Québec portée disparue

Des soldats de l'armée népalaise participent aux opérations... (PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE/NEPAL ARMY)

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Des soldats de l'armée népalaise participent aux opérations de secours.

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(Québec) Une femme de Québec figure parmi les trois Québécoises disparues mercredi à la suite d'une avalanche et d'un blizzard causés par une violente tempête ayant frappé les sommets Annapurna, au Népal, secteur de l'Himalaya prisé par les randonneurs étrangers.

La résidente de Québec, dans la trentaine, faisait partie d'un groupe de six Québécois partis à l'aventure le 3 octobre pour une expédition de trois semaines, dans la région du Naär-Phu. 

Selon l'agence de voyages montréalaise Terra Ultima, spécialisée dans ce type d'excursions et organisatrice de l'expédition, la guide accompagnatrice ainsi qu'une Montréalaise de 33 ans manquent aussi à l'appel. Les trois autres randonneurs du groupe ont été secourus et se trouveraient à Katmandou, capitale du Népal. 

Le mauvais temps et le passage d'une violente tempête auraient contribué à générer une avalanche dans le secteur, prenant par surprise des dizaines de personnes, tant des villageois locaux que des étrangers. 

«Le passage du typhon Hudhud dans le nord de l'Inde s'est traduit par des chutes de neige anormalement abondantes sur une partie de la chaîne himalayenne», a expliqué l'entreprise Terra Ultima par voie de communiqué. «Des recherches sont toujours en cours pour retrouver les trois personnes disparues, et Terra Ultima reste en constante communication avec les autorités locales», ajoute la missive. 

Lourd bilan

Le bilan provisoire de cette nouvelle catastrophe en montagne faisait état d'au moins 12 morts en début de soirée hier, dont quatre Canadiens. Certains médias, notamment le New York Times, rapportaient 20 décès. Certains d'entre eux n'auraient pas été causés par l'avalanche, mais bien par un puissant blizzard accompagnant le typhon. 

Les autorités locales refusaient de confirmer un nombre de victimes tant et aussi longtemps que les corps ne seraient pas retrouvés. Mais les recherches pourraient être longues.

La Trekking Agencies Association of Nepal rapportait hier avoir déployé deux hélicoptères pour participer aux recherches. Des guides de montagne et des militaires sont aussi mis à contribution. 

Le bilan risque de s'alourdir considérant les dizaines de personnes toujours portées disparues. En plus des trois Québécoises, deux Ontariennes originaires de la région d'Ottawa sont introuvables.

Course contre la montre

Dans une récente entrevue accordée au Soleil, l'alpiniste François-Guy Thivierge expliquait que les premières minutes sont cruciales afin de trouver les victimes d'une avalanche. En à peine une dizaine de minutes, les recherches deviennent de plus en plus difficiles et les chances de survie diminuent rapidement. 

À noter que les disparus n'étaient pas des alpinistes, mais bien des randonneurs dans les sentiers longeant les bases des montagnes, endroit où les avalanches sont généralement moins fréquentes. À cet égard, l'explorateur Bernard Voyer juge exceptionnel ce type d'événement dans cette région qu'il a souvent visitée.

«C'est un événement comme notre tempête de verglas ou les inondations du Richelieu; ce n'est pas prévisible, ce n'est pas commun, ça n'arrive jamais», a-t-il expliqué en entrevue à La Presse Canadienne. «Il a neigé même là où il ne devrait pas neiger, c'est-à-dire sur le sentier à 3000, 4000 mètres d'altitude.» Le plus haut sommet des Annapurna fait un peu plus de 8000 mètres. 

Sans grand danger

Selon M. Voyer, ce genre de grande randonnée pédestre, bien que présentant certains risques comme toute activité de plein air, est habituellement sans grand danger.

«Bien sûr que le risque est là, tout comme le risque de chutes de pierres, qui est bien plus fréquent. Vous êtes en montagne, vous longez des falaises rocheuses...», a-t-il laissé tomber.

Dans ce cas-ci, toutefois, l'importante chute de neige à ce moment-ci de l'année a créé une situation dangereuse. «Ce trois pieds de neige, si elle est poudreuse, il n'y a pas trop de problèmes. Mais il suffit que le soleil apparaisse et cette neige s'alourdit. Elle peut passer de 30 kilos le mètre cube à 200, 300, 500, même 600 kilos le mètre cube. Elle devient humide, lourde et ne tient plus en en place sur une pente raide et ça provoque une avalanche», a expliqué l'alpiniste québécois.

Il s'agit d'un deuxième drame en un an à frapper l'Himalaya. En avril dernier, une avalanche près du camp de base du mont Everest avait emporté 16 sherpas.

Avec La Presse Canadienne, AP et le New York Times 

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