Transport pétrolier sur le fleuve: une grande cale sèche, la priorité pour Couillard

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Un superpétrolier, le Minerva Gloria, a récemment navigué sur le fleuve Saint-Laurent.

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Carl Thériault

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Le Soleil

(Notre-Dame-du-Lac) Le Saint-Laurent pourrait faire face à un déversement pétrolier, mais doit se doter d'une cale sèche pour superpétroliers «s'il arrivait un malheur», selon Philippe Couillard.

«On est assez bien équipés, avec les autorités fédérales, tout le long du fleuve s'il arrivait un malheur en cas de déversement pétrolier. Ce n'est pas d'hier que les pétroliers se promènent sur le fleuve. S'il y avait une avarie d'un grand pétrolier, nous aurons besoin d'une grande cale sèche le long du Saint-Laurent pour faire les réparations au lieu de remonter jusqu'à Halifax. C'est probablement même plus important que les mesures d'urgence parce que d'après nos vérifications les mesures d'urgence sont bien encadrées», a affirmé le premier ministre du Québec. M. Couillard était de son passage à Notre-Dame-du-Lac au Bas-Saint-Laurent à l'occasion de la désignation de l'autoroute 85 qui devient l'autoroute Claude-Béchard.

«On va prendre le temps d'évaluer chacun des projets de cale sèche qui nous ont été présentés», a-t-il poursuivi.

«Nos exigences en matière environnementale sont très élevées. Les fameux forages ne sont pas pour faire le projet, mais sont nécessaires pour faire l'évaluation environnementale du projet. Il n'y a pas de projet industriel qui va se faire à l'encontre des lois et règlements de l'environnement même si on a un préjugé positif pour le développement économique. Le processus va suivre son cours», a assuré le premier ministre, rappelant les étapes du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et de l'Office national de l'Énergie.

Récemment, le maire de Matane, Jérome Landry, a réclamé qu'un centre d'intervention d'urgence soit établi dans sa municipalité. Une enquête réalisée par Le Soleil auprès d'une dizaine de municipalités riveraines du Saint-Laurent, dont cinq îles habitées à l'est de Québec, a révélé qu'aucune d'entre elles, ou presque, n'avait de plan d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures. 

«On peut toujours aller plus loin dans les mesures d'urgence. Si c'est nécessaire, on le fera», a ajouté Jean d'Amour, ministre délégué au transport maritime, présent à Notre-Dame-du-Lac. La situation inquiète les environnementalistes. Ils appellent à nouveau samedi à une manifestation à Cacouna pour protester contre le projet de TransCanada Énergie au port de mer de Gros-Cacouna.

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