La Minganie moins protégée parce que son bois jugé sans intérêt

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Si les incendies qui ont dévasté quelque 600 km2 de forêts en Minganie s'étaient déclenchés l'été précédent, les pompiers et leurs avions-citernes y auraient été dépêchés plus rapidement.

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(Québec) Le ministère des Ressources naturelles (MRN) a retiré la Minganie de la zone de protection intensive de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), parce qu'aucune compagnie forestière ne s'intéressait à son bois.

Carte du rapport annuel 2012 de la SOPFEU... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

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Carte du rapport annuel 2012 de la SOPFEU

Infographie Le Soleil

Si les incendies qui ont dévasté quelque 600 km2 de forêts dans la région s'étaient déclenchés l'été précédent, les pompiers et leurs avions-citernes y auraient été dépêchés plus rapidement. Les rapports annuels 2011 et 2012 de la SOPFEU montrent clairement que la Minganie figurait dans la zone d'intervention obligatoire. Un changement est intervenu dans les mois qui ont précédé l'incendie qui a dévasté le territoire. 

«Le MRN maintenait une réserve forestière sur la Basse-Côte-Nord dans le but d'accorder des volumes de bois à des industriels intéressés», explique Nicolas Bégin, porte-

parole du Ministère. «Ce territoire était donc protégé par la SOPFEU afin d'en préserver le potentiel ligneux pour une utilisation commerciale en devenir. Cela dit, après plusieurs années, aucun industriel ne s'est montré intéressé par cette réserve forestière. Il y a eu retrait de cette partie.»

La SOPFEU divise le territoire du Québec en deux zones. L'une de protection intensive, l'autre de protection restreinte, où les interventions surviennent «de façon ponctuelle, lorsque des populations ou des biens jugés essentiels à la sécurité publique sont menacés». «Le peu de valeur commerciale de la forêt ne justifie pas que tous les incendies soient combattus», peut-on lire sur le site Internet de la SOPFEU. 

La Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier prévoit que tout changement à la zone de protection intensive soit soumis au ministre. Dans le cas qui nous occupe, comme le permet la loi, la ministre Martine Ouellet a dévolu à la Direction de la protection des forêts de son ministère le mandat de réviser les limites de la zone. 

«Cette révision s'effectue chaque année», explique M. Bégin, du MRN. 

Des consultations sont menées avant de procéder au changement. Parmi les intervenants sondés se trouvent le forestier en chef et différentes directions du MRN (Inventaires forestiers, Gestion des stocks ligneux, le Bureau de mise en marché des bois, Direction générale de la Côte-Nord).

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