Le projet Nodélo arrêté par le ministère de l'Environnement

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Les citoyens ont été nombreux à assister au conseil d'arrondissement de Charlesbourg. Un des opposants au projet Nodélo a assuré que la présence citoyenne sera intacte si le projet revient sur la table. - Photo Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Coup de théâtre dans le projet Nodélo. L'écoquartier de 1600 condos du promoteur Sébastien Leboeuf ne fera pas l'objet d'un référendum. La Ville de Québec a retiré le projet de règlement de changement au zonage. Cette décision n'est toutefois pas motivée par la perspective d'un référendum, mais plutôt par les... milieux humides.

Le 31 mai, Sébastien Leboeuf avait indiqué au... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 1.0

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Le 31 mai, Sébastien Leboeuf avait indiqué au Soleil que si jamais son projet était rejeté en référendum, il construirait des maisons unifamiliales et des jumelés. Les révélations du ministère de l'Environnement pourraient toutefois compromettre aussi ce scénario. Villeneuve

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Une étude du ministère de l'Environnement s'est invitée dans la saga du projet Nodélo mardi soir lors de la séance du conseil d'arrondissement de Charlesbourg. Les élus devaient y annoncer si la Ville souhaitait aller de l'avant avec un référendum après la signature, le 17 mai, par 111 résidants, d'un registre pour forcer la tenue d'un tel scrutin.

Or, la Ville a finalement retiré le règlement en raison d'analyses environnementales dont elle ignorait l'existence jusqu'à la semaine dernière, a expliqué le conseiller du district électoral des Monts, Jean-Marie Laliberté.

«On savait qu'une première analyse que le promoteur a faite concernant les milieux humides a été refusée par le ministre de l'Environnement. Alors le promoteur en a fait une deuxième, mais elle couvre une plus grande superficie de milieux humides», a expliqué M. Laliberté en point de presse en marge du conseil. 

Comme cette deuxième étude n'est pas complétée, le promoteur n'a toujours pas le feu vert du Ministère. «Le promoteur ne nous a pas mis au courant de cette deuxième étude. Moi, j'ai été avisé aujourd'hui de ça», a poursuivi l'élu.

Résultat : le Ministère n'autorise pour l'instant aucune construction dans ce boisé qui appartenait autrefois aux Soeurs du Bon-Pasteur, au nord de la rue George-Muir et à l'est de l'autoroute Laurentienne.

«On a eu un avis à l'effet que le Ministère va continuer des études dans ce secteur cet été», a dit M. Laliberté en marge du conseil d'arrondissement.

Comme la loi interdit de repousser le délai prévu pour un référendum qui devait se tenir au plus tard le 28 août, la Ville a préféré tout arrêter jusqu'à l'automne.

Repartir à zéro

Maintenant que les études environnementales doivent se poursuivre, tout indique que Sébastien Leboeuf devra recommencer à zéro.

«Il va falloir qu'il recommence au complet, a confirmé M. Laliberté. Soit il va représenter le même projet parce que le ministère de l'Environnement le permet, soit il va avoir un nouveau projet parce que l'Environnement ne le permet pas.»

Une représentante de Leboeuf société immobilière, Alexandra Lebel, a aussi appris ces nouveaux développements mardi soir. «On va regarder tout ça et vous revenir dans les prochains jours», a-t-elle réagi sans en dire davantage.

Le 31 mai, Sébastien Leboeuf avait fermement indiqué au Soleil qu'il n'avait pas l'intention de retourner à sa table à dessin si jamais son projet était rejeté en référendum. Il avait dit qu'il construirait alors des maisons unifamiliales et des jumelés, comme le permet le zonage actuel, et que le boisé serait entièrement rasé.

Les nouvelles révélations quant à l'étude du ministère de l'Environnement pourraient toutefois compromettre aussi ce scénario.

Présent au conseil d'arrondissement, mardi, l'un des opposants au projet, Jacques Marchand, a réagi avec un mélange de satisfaction et de prudence.

«Les milieux humides ont toujours été là, on le dit depuis quatre ans», a-t-il commenté. Il se dit assuré que la mobilisation citoyenne sera intacte le promoteur présente de nouveau le même projet dans le cas où le ministère de l'Environnement lui donnerait le feu vert.

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