Nickel dans Limoilou: du surplace malgré une «excellente rencontre»

Le ministre de l'Environnement du  Québec, Yves-François... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le ministre de l'Environnement du Québec, Yves-François Blanchet

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Une réunion entre deux ministres du gouvernement Marois et le président-directeur général du Port de Québec n'a pas permis d'avancer d'un iota pour savoir la provenance du nickel dans l'air de Limoilou.

Mercredi, le ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet s'est présenté devant les médias en admettant qu'il «n'y a pas grand-chose à dire. Si ce n'est que nous avons eu une excellente rencontre» avec Mario Girard, le patron de la société portuaire d'où les émanations industrielles proviendraient, selon un groupe de citoyens de Limoilou.

Sa collègue Agnès Maltais, la députée-ministre de Taschereau, a précisé que la suite des choses passera par la constitution d'un «comité de vigie» où les «citoyens pourront participer à la veille de ce que nous voulons introduire et à la prévention de ce qui s'est passé». Il faudra s'entendre avec la Ville de Québec pour en connaître la composition et les modalités de fonctionnement. Le groupe ressemblera à celui qui existe depuis des années pour surveiller le fonctionnement de l'incinérateur de Québec.

«Nous avons mis de l'avant des idées, a indiqué M. Blanchet. Mais je ne veux pas aller dans le trop concret parce qu'il y a des idées qui doivent être précisées.» Les fonctionnaires du Port, du Ministère et de la Ville «vont se parler. Il y a des détails à peaufiner avant de faire des annonces. On n'en fait pas en sortant d'une rencontre de 45 minutes».

Mme Maltais a vanté Mario Girard comme le pdg du Port qui s'est montré «le plus collaborateur». Pour le principal intéressé, M. Girard, ce qu'il faut retenir, c'est cet esprit de collaboration «pour trouver le plus rapidement possible les sources du problème. C'est ce qui a été l'essentiel de notre discussion».

Tous trois ont refusé de commenter le volet santé entourant la présence de nickel dans l'atmosphère. Ils se sont gardés de se montrer inquiets. «C'est à la Direction de la santé publique [DSP] d'émettre de telles opinions», a tranché la ministre Maltais. «Ce que je comprends, c'est qu'il n'y a pas [...] d'inquiétude à court terme», a-t-elle mentionné en référence à une première analyse préliminaire de la DSP.

Le ministre Blanchet s'est élevé contre la tentative d'aller trop vite. «Sous prétexte de vouloir rassurer les gens, on nous demande des réponses avant d'avoir les réponses. On ne donner pas des réponses incomplètes, incertaines, sur des enjeux de santé ni sur l'identification de la source tant qu'on n'aura pas un niveau de certitude adéquat.»

Le député libéral de Jean-Lesage, André Drolet, trouve justement que les informations tardent à sortir des bureaux du ministère de l'Environnement. Le Ministère disposerait «de données. Qu'il nous les donne», a lancé l'élu dont la circonscription recoupe l'arrondissement de La Cité-Limoilou.

Pour le moment, M. Drolet ne veut pas trop s'alarmer du fait que les rejets de nickel dépassent les normes. Mais il se désole pour l'image du quartier et les répercussions sur les citoyens et les commerçants du quartier qu'il habite depuis 58 ans. Il dit ne mettre en question ni les fonctionnaires ni les ministres. «Je veux avoir l'information!»

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