Hugo Latulippe et Laure Waridel veulent s'impliquer en politique active

De gauche à droite, l'animateur de la conférence... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

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De gauche à droite, l'animateur de la conférence organisée par la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, Laure Waridel, Hugo Latulippe, la comédienne Geneviève Rochette et le bassiste des Cowboys Fringants, Jérôme Dupuis.

Photo Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Il est réalisateur de films engagés, elle est écosociologue et cofondatrice d'Équiterre. Samedi, au Musée de la civilisation, Hugo Latulippe et sa conjointe, Laure Waridel, ont avoué que l'appel de la politique comme prolongement de leur engagement citoyen était de plus en plus fort, à un point tel qu'à chacune de leurs visites à Québec, ils se disent qu'ils habiteront un jour à l'ombre de l'Assemblée nationale.

C'est le réalisateur de Bacon, le film, qui a fait cette déclaration lors d'une conférence sur l'engagement citoyen organisée par la Fondation David Suzuki au Musée de la civilisation à l'occasion du Sommet de l'hiver. Un spectateur venait de demander aux deux environnementalistes quand ils allaient se décider à s'impliquer en politique.

«On me pose cette question depuis 10 ou 15 ans. Chaque fois que Laure et moi, on revient à Québec, on se dit qu'à un moment donné, on va rester ici. Je suis d'accord avec vous, l'engagement citoyen doit notamment passer par la politique. Un moment donné, il faudra se dire que le projet de société québécois inclura l'écologisme», a répondu le cinéaste.

D'un même souffle, sa conjointe, qui est l'un des visages les plus connus du mouvement écologiste au Québec, a avoué qu'elle avait été courtisée à plusieurs reprises par des partis politiques. Si la vie de famille du couple laisse pour l'instant peu de place à la politique active, Laure Waridel n'y ferme toutefois pas la porte.

«Ce n'est pas quelque chose que j'écarte à long terme. Ça deviendra un jour incontournable, que ce soit au niveau municipal, provincial ou fédéral», avoue celle qui se dit davantage proche de Québec solidaire que de toute autre formation politique. «Françoise David est une amie, et c'est le parti qui me rejoint le plus au niveau des enjeux environnementaux», a-t-elle affirmé en entrevue après la conférence.

Un appel puissant

L'appel de la politique serait tellement fort, selon Hugo Latulippe, que lui et sa conjointe doivent à chaque campagne électorale se convaincre l'un l'autre de ne pas faire le grand saut. «À chaque élection, il faut se retenir l'un l'autre! Ou bien c'est Laure qui dit : "J'y vais" et c'est moi qui la retiens, ou bien c'est l'inverse», confie le cinéaste.

«Avouons-le, en termes d'emploi du temps, la politique active est incompatible avec la vie de famille», ajoute le natif de Lac-Beauport, qui habite maintenant Frelighsburg, en Montérégie, avec sa conjointe, leur fils de 10 ans et leur fille de 8 ans atteinte du syndrome de Smith-Lemli-Opitz dont l'histoire est racontée dans son dernier film, Alphée des étoiles.

Comme sa compagne, Hugo Latulippe dit avoir été sollicité souvent par les partis politiques et avoue avoir davantage d'affinités avec Québec solidaire. «Même si j'ai vu mes parents participer à la naissance du PQ [Parti québécois] et mes oncles pleurer le soir du 20 mai 1980, je pense que le Parti québécois n'a pas encore fait le virage nécessaire pour être un parti moderne, c'est à dire écologiste», conclut-il.

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